Dans la nuit du 28 au 29 septembre 2025, des pluies diluviennes se sont abattues sur l'Espagne, en particulier dans la région de Valence. Cette zone avait été gravement touchée par des crues il y a onze mois, faisant plus de 230 morts. Près d'un an après cette catastrophe, la région doit faire face à de nouvelles précipitations intenses.
Une montée des eaux spectaculaire
Depuis dimanche, la région de Valence est en alerte rouge. Bien que la montée des eaux soit moins importante que l'année dernière, des images impressionnantes de torrents de boue emportant des véhicules ont été relayées sur les réseaux sociaux. Les autorités appellent à la plus grande prudence.
Des mesures de sécurité renforcées
L'Agence météorologique nationale (AEMET) a maintenu l'alerte rouge sur le littoral de la province de Valence, mais a abaissé le niveau à orange sur la côte sud de la Catalogne et le nord de la Communauté valencienne. Dans la nuit de dimanche à lundi, les précipitations ont provoqué des inondations localisées et le débordement d'une ravine à Aldaia, l'une des localités les plus touchées en octobre 2024. Heureusement, aucune victime n'est à déplorer.
Les pluies ont également perturbé les transports, notamment ferroviaires, et plus d'un demi-million d'élèves de 243 municipalités ont été privés de cours. La mairie de Valence a fermé écoles, collèges, bibliothèques, parcs, jardins et cimetières. D'autres localités voisines ont suivi le mouvement.
La peur et la colère des habitants
"Il y a un peu de panique à cause de ce qui s'est passé, les gens ont très peur", témoigne José Luis Ruiz, un retraité de 64 ans d'Aldaia. De nombreux habitants installent des barricades pour se protéger. Le match de Liga entre Valence et le Real Oviedo prévu lundi a été reporté au lendemain, sous réserve des conditions météo.
Le roi Felipe VI a déclaré suivre "attentivement l'évolution des fortes pluies" et appelé à la prudence. Les inondations d'octobre 2024, provoquées par une "goutte froide" renforcée par le changement climatique et l'urbanisation, avaient suscité une vive colère des sinistrés, qui critiquaient la gestion de l'alerte et des secours, dans un contexte de polémique entre le gouvernement central et les autorités régionales.



