Tempête Nils en Gironde : dégâts limités mais vigilance maintenue sur le littoral
Tempête Nils en Gironde : dégâts limités sur le littoral

La tempête Nils frappe le littoral girondin

Dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 février, la tempête Nils a balayé le littoral nord-girondin avec des vents particulièrement puissants. Les rafales ont été mesurées jusqu'à 157 km/h à Lège-Cap-Ferret, provoquant des chutes d'arbres dans les jardins et sur les routes. Malgré la violence des éléments, les dégâts matériels restent relativement légers et aucun blessé n'est à déplorer sur cette zone, contrairement au Sud-Gironde qui a été plus durement touché.

Intervention des secours face aux chutes d'arbres

Dès le jeudi matin, les équipes de secours se sont activement mobilisées pour évaluer les situations et sécuriser les lieux. À Lacanau, quatre pompiers sont intervenus autour d'un pin qui s'était abattu sur une clôture avant de déposer sa cime sur le toit d'une maison voisine. « Il a percé trois trous qui donnent directement sur l'intérieur. La laine de verre s'est déversée dans le salon », a décrit le chef de groupe présent sur place. Par chance, le logement était inoccupé au moment des faits, évitant ainsi des conséquences humaines plus graves.

Les opérations de sécurisation se sont poursuivies avec minutie, comme en témoigne l'intervention d'une sapeur-pompier utilisant une mini-tronçonneuse pour découper l'arbre tombé. « Pour l'instant, il repose sur sa ramure. Le risque est qu'il tombe de tout son tronc sur la toiture en l'élaguant », a expliqué son supérieur, soulignant la nécessité d'une intervention prudente pour éviter des dégâts supplémentaires.

Mobilisation municipale et retour à la normale

Les autorités locales ont rapidement pris les choses en main. Laurent Peyrondet, maire de Lacanau, a indiqué que « tout s'est bien passé » grâce à une organisation anticipée. « Il y a eu quelques chutes d'arbres, mais nous avons pu réagir rapidement. Les agents avaient été avertis qu'ils pouvaient être mobilisés dans la nuit », a-t-il précisé. Dès 4 heures du matin, environ 25 personnes, incluant pompiers et effectifs municipaux, ont travaillé pour dégager les routes, avec une priorité donnée aux axes départementaux.

La circulation a pu reprendre normalement quelques heures seulement après le pic de la tempête, malgré quelques difficultés rencontrées par les services de secours. Une ambulance des pompiers a ainsi mis six heures pour effectuer le trajet entre Lacanau et l'hôpital de Bordeaux, devant éviter troncs d'arbres et lignes électriques tombées sur la chaussée.

Vigilance maintenue face aux risques persistants

Si les vents violents se sont calmés, les autorités restent en alerte face à d'autres menaces. Laurent Peyrondet a souligné que « l'eau continue de monter un petit peu » autour du lac, avec des fossés gonflés par les pluies qui risquent de déborder. « On n'a pas encore de logement inondé, mais on surveille cela de près, surtout avec les averses à venir », a-t-il assuré.

La préoccupation majeure se porte désormais sur la semaine suivante, avec l'annonce de coefficients de marée exceptionnels flirtant avec les 100 entre les 18 et 19 février. « La semaine prochaine nous inquiète davantage à cause du phénomène d'érosion », a reconnu le maire de Lacanau. « On nous promet des vagues incroyables avec des creux de 5 mètres, ce qui pourrait accentuer le recul de la dune déjà fragilisée par les vents de Nils ».

Sur la RD 3 entre Lacanau et Le Porge, les traces de la tempête restent visibles avec des routes jonchées de feuilles et de pignes. Un cyprès vieux de plusieurs décennies s'est effondré sur la route du Moutchic, emportant avec lui une partie d'un cabanon. Les services techniques continuent de surveiller attentivement l'évolution de la situation météorologique, prêts à intervenir si nécessaire pour protéger les habitants et les infrastructures du littoral nord-girondin.