Pêche en Dordogne : chute inquiétante des truites et anguilles
Pêche Dordogne : baisse inquiétante truites et anguilles

Les cours d'eau de Dordogne sont anormalement calmes. La fédération de pêche du département a mené son inventaire annuel des poissons sur 95 stations de comptage réparties sur les petites rivières de la région. Les résultats, rapportés par France 3 Régions, font état d'une « inquiétante » baisse des effectifs de truites et d'anguilles en 2026.

Disparition totale du vairon, espèce accompagnatrice de la truite

Plus préoccupant encore, certaines espèces ont totalement disparu des relevés. C'est le cas du vairon, un petit poisson d'eau douce qui partage l'habitat de la truite. « Les vairons, on n'en a plus du tout. C'est une espèce qui accompagne la truite, qui aime bien l'eau fraîche et qui est malheureusement totalement absente, on le constate », déplore Arnaud Denoueix, responsable technique à la fédération de pêche.

Cette absence est d'autant plus remarquée que le vairon était jusqu'ici relativement commun dans les rivières du Périgord. Sa disparition totale sur l'ensemble des stations de comptage constitue un signal fort sur l'état de santé des milieux aquatiques locaux.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les canicules successives pointées du doigt

« C'est terriblement calme et inquiétant […] Pour des raisons que l'on n'a pas encore évaluées, on trouve peu de poissons », observe Louis Mazzoli, technicien de la fédération. Si les techniciens restent prudents dans leur diagnostic, ils estiment que les vagues de chaleur successives des derniers mois portent une forte responsabilité dans la raréfaction des poissons du Périgord.

L'augmentation de la température de l'eau, liée aux épisodes de canicule, réduit la teneur en oxygène dissous et peut fragiliser les espèces les plus sensibles, comme la truite et l'anguille. Les petites rivières, moins profondes et moins ombragées, sont particulièrement vulnérables à ces phénomènes.

Certaines espèces résistent mieux, la Dronne plus épargnée

Toutes les espèces n'ont cependant pas subi le même sort. Le goujon et le barbeau ont mieux résisté aux températures élevées. Par ailleurs, les populations de poissons ont été plus épargnées dans la Dronne, une rivière du département.

La fédération de la pêche de Dordogne attribue cette situation à la retenue de Mialet, un ouvrage qui aurait permis une meilleure régulation du débit et de la température de la rivière. Ce constat pourrait orienter les futures mesures de gestion des cours d'eau face au réchauffement climatique.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale