Cyclone Gezani : un bilan humain et matériel lourd en Afrique australe
Le cyclone Gezani a laissé une trace de destruction et de deuil en Afrique australe, avec un bilan provisoire de 47 morts et des dégâts estimés à plus de 120 millions d'euros. Après avoir frappé Madagascar avec une violence extrême, le phénomène météorologique a également touché le Mozambique, semant le chaos sur son passage.
Madagascar dévasté par des vents jusqu'à 250 km/h
À Madagascar, les autorités ont annoncé samedi un nouveau bilan faisant état de 43 décès, soit trois de plus que précédemment. Le cyclone a balayé l'île depuis mardi, avec des rafales atteignant 250 km/h qui ont littéralement ravagé la deuxième ville du pays, Toamasina.
Le colonel Michaël Randrianirina, dirigeant de l'île, a déclaré que la cité portuaire avait été détruite à « près de 75 % ». Des images diffusées samedi montraient des quartiers encore largement inondés, témoignant de l'ampleur des dégâts.
Le gouvernement malgache a évalué les dégâts matériels à plus de 142 millions de dollars, soit environ 120 millions d'euros, et a déclaré l'état de sinistre national. Près de 22 000 habitations ont été détruites dans la région de Toamasina, qui compte environ 400 000 habitants.
Le Mozambique également touché malgré la distance
Au Mozambique, le cyclone Gezani a causé au moins quatre décès, même en restant à environ 50 km des côtes. Ses rafales, ayant soufflé jusqu'à 215 km/h selon les services météorologiques mozambicains, ont provoqué des dégâts importants dans le sud du pays.
La grande ville d'Inhambane, située à environ 500 km de la capitale Maputo et comptant environ 100 000 habitants avec ses alentours, a été particulièrement exposée. Des images géolocalisées depuis cette ville montrent des arbres et un poteau électrique renversés, tandis que l'hôtel Monte Carlo, servant d'abri aux habitants vivant dans des logements précaires, a partagé des photos montrant les tôles couvrant ses réserves dispersées par le vent.
La société nationale d'approvisionnement en électricité a indiqué que plus de 130 000 personnes étaient privées d'électricité samedi, ajoutant une difficulté supplémentaire aux opérations de secours et à la vie quotidienne des populations affectées.
Une réponse d'urgence face à une catastrophe naturelle majeure
Les deux pays mobilisent désormais leurs ressources pour faire face aux conséquences de cette catastrophe naturelle. À Madagascar, le centre opérationnel de secours coordonne les efforts, tandis que le Mozambique évalue l'étendue des dégâts dans ses régions côtières.
Cette situation rappelle la vulnérabilité des pays d'Afrique australe face aux phénomènes météorologiques extrêmes, qui semblent s'intensifier avec le changement climatique. Les autorités locales et internationales devront probablement renforcer leurs dispositifs de prévention et d'intervention pour limiter l'impact de tels événements à l'avenir.



