Alerte rouge dans le Gard : double envoi de messages sur les portables
Alerte rouge dans le Gard : double envoi sur les portables

Ce mercredi matin, tous les téléphones portables situés dans le Gard ont sonné à 7 h 30 pour signaler un message de la préfecture annonçant le passage du département en alerte rouge. C'est la première fois que la préfecture du Gard enclenche ce dispositif, qui peut également être utilisé pour d'autres risques, comme nucléaires ou attentats. Jusqu'à présent, seuls des exercices avaient eu lieu.

Une double alerte pour prévenir la population

Le dispositif a fonctionné en deux temps. Une première alerte silencieuse a été envoyée à 7 heures du matin, suivie d'une deuxième, sonore, à 7 h 30. Du côté de la préfecture, on se félicite : « Cela a très bien fonctionné ». L'ensemble repose sur les antennes relais. Même éteints, les téléphones sonnent en cas d'alerte. Comme les antennes couvrent des zones qui ne correspondent pas aux limites administratives, certains riverains des zones limitrophes ont également reçu le message, par exemple à Arles ou à Lunel.

Philippe, un Nîmois, a reçu le message alors qu'il s'apprêtait à partir travailler. « C'est une bonne initiative, cela peut aider la collectivité. Quand j'ai reçu le message, j'étais prêt à partir travailler, je me suis arrêté dans mon élan et je suis resté à mon domicile en télétravail », a-t-il expliqué. Comme lui, plusieurs milliers de personnes ont reçu les messages d'alerte ce matin.

Le dispositif Gala déclenché en amont

Avant l'envoi sur les téléphones portables, la préfecture a recours à une première étape : le dispositif Gala (gestion de l'alerte locale automatisée), déclenché à 6 heures. Un message téléphonique est envoyé aux maires et aux personnes d'astreinte. Depuis les accidents sur les ponts submersibles, l'envoi a lieu dès l'alerte jaune crue et le téléphone sonne tant qu'il n'y a pas d'accusé de réception. Cela permet au maire de lancer le plan communal de sauvegarde, en cas de besoin.

Au moment de l'envoi, toutes les personnes présentes dans la zone reçoivent le message, sans forcément être gardoises. Cela peut concerner par exemple ceux qui traversent le département en train à ce moment-là ou des touristes, comme Christine et Jean-Luc, originaires d'Alsace. Le couple randonnait sur le chemin de Regordane. « Nous étions à Dions. Normalement, nous devions arriver à Nîmes ce soir. Quand nous avons reçu le message, nous nous sommes dit que nous n'allions pas prendre le chemin et un taxi nous emmenait à Nîmes », ont-ils expliqué. Les Alsaciens connaissaient déjà le dispositif, ayant reçu une alerte du même type lors d'un précédent séjour sur la Côte d'Azur.

Une première pour le Gard, un dispositif rodé

Cette alerte constitue une première pour la préfecture du Gard, qui n'avait jusqu'ici procédé qu'à des exercices. Le bon fonctionnement constaté ce mercredi matin valide le dispositif, qui pourra être réutilisé en cas de besoin. Les habitants et les personnes de passage dans le département sont désormais familiarisés avec ce système d'alerte, qui a prouvé son efficacité en touchant un large public, y compris au-delà des limites administratives.