Relâchage de macareux au large de Capbreton par le refuge Paloume et la SNSM
Relâchage de macareux à Capbreton après les tempêtes

Une mission inédite pour la SNSM de Capbreton

Ce mercredi 11 mars 2026, la vedette de remplacement de la SNSM stationnée à Capbreton a embarqué pour une mission peu commune. Alors que l'hiver a été calme en termes d'interventions de sauvetage, les bénévoles ont participé au relâchage de plusieurs oiseaux marins au large des côtes landaises.

Un partenariat entre le refuge Paloume et les sauveteurs en mer

L'utilitaire du refuge pour faune sauvage Paloume, basé à Pouydesseaux près de Mont-de-Marsan, est arrivé sur le quai du Bourret à Capbreton. Trois macareux et un pingouin Torda, soigneusement préparés, ont été transférés sur les bateaux de la SNSM pour être conduits en pleine mer.

Laura Labarthe, directrice de l'association Paloume, explique l'origine de ces oiseaux : « Ce sont des oiseaux qui ont subi la tempête Nils, retrouvés échoués sur les plages de Capbreton, Mimizan et Moliets. Nous les avons récupérés il y a plus d'une semaine en mauvais état. »

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Des soins intensifs pour des oiseaux fragilisés

Les volatiles secourus présentaient des signes d'hypothermie et un plumage non étanche. Certains n'avaient pas mangé depuis plusieurs jours, nécessitant une remise en route de leur système digestif. Malheureusement, beaucoup n'ont pas survécu malgré les soins prodigués.

Laura Labarthe précise : « Ils sont petits, il faut les relâcher au large plutôt que dans les rouleaux. Au-dessus du Gouf, ils retrouvent leur colonie sans épuiser leurs forces. »

Un afflux massif après les tempêtes

L'association a fait face à un arrivage exceptionnel d'oiseaux marins. « Nous avons reçu entre 600 et 700 oiseaux en un mois, un phénomène similaire à celui de 2014 après deux tempêtes successives », révèle la directrice.

Le taux de survie reste faible : « Si on arrive à en sauver entre 10 et 20%, c'est déjà très bien. Ce sont des espèces très fragiles, stressées, exposées à des maladies terrestres. Leur organisme affaibli limite la durée des soins. »

Les défis financiers du refuge Paloume

Cette crise a mis en lumière les difficultés financières de l'association. Laura Labarthe confie : « Nous avons écrit un projet à 50 000 euros pour renouveler notre matériel, notamment le pôle piscine, mais les tempêtes sont arrivées avant que nous ayons les financements. »

Le refuge, créé en 2005 pour gérer les marées noires et autres crises environnementales, doit constamment chercher de nouvelles sources de financement malgré le soutien des collectivités.

Une victoire symbolique pour les bénévoles

L'opération de relâchage, d'une durée d'une heure, représente une bouffée d'oxygène pour les équipes épuisées. « C'est important pour les personnes qui ont travaillé non-stop depuis un mois, de 8 à 20 heures », souligne la directrice.

Elle conclut avec optimisme : « Même si on n'en sauve que quelques-uns, c'est déjà ça de pris. Ça ne peut pas avoir de conséquences sur les peuplements, d'autant plus que l'espèce est menacée, mais c'est notre mission. »

Ce relâchage réussi, bien que modeste, symbolise l'engagement constant des bénévoles du refuge Paloume et de la SNSM pour la protection de la faune sauvage landaise.

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