Oiseaux migrateurs en Occitanie : où les observer ?
Oiseaux migrateurs en Occitanie : où les observer ?

Ce week-end marque la fin de l'Eurobirdwatch, l'événement dédié à l'observation des oiseaux migrateurs. La Ligue de protection des oiseaux (LPO) accueille le public sur plusieurs sites d'Occitanie pour admirer les espèces qui s'envolent vers l'Afrique pour l'hiver. Jusqu'en décembre, d'impressionnantes nuées déferleront au-dessus de nos têtes.

Un spectacle naturel à ne pas manquer

« C'est vraiment un spectacle super à observer », s'enthousiasme Valérian Tabard, responsable des programmes régionaux de la LPO. Entre la fin de l'été et l'automne, c'est le pic de migration des oiseaux européens vers l'Afrique. Les curieux et amateurs d'ornithologie peuvent admirer des nuées parfois gigantesques d'oiseaux volant vers le Sud, longeant notamment le littoral occitan pour n'avoir à traverser la mer qu'à Gibraltar.

« Ce n'est pas le froid qui les pousse, c'est le manque de nourriture qui va faire qu'ils vont devoir changer de territoire. Certaines espèces partent très tôt et certaines partent plus tard. C'est souvent en fonction de leur régime alimentaire, de là où ils vont hiverner en Afrique », explique Valérian Tabard.

Quelles espèces observer ?

Hirondelles, cigognes, milans… Des dizaines d'espèces migrent vers le Sud depuis juillet. En 2024 à Gruissan, près de 3 000 cigognes avaient été observées en une seule journée. Ce week-end, deux espèces retiennent l'attention : le balbuzard pêcheur et le circaète Jean-le-Blanc. Jusqu'à décembre, le ballet des grues cendrées se poursuit, avec des envergures pouvant atteindre 240 centimètres.

« Dans les campagnes, elles annonçaient l'hiver parce que c'était les dernières à partir et celles qui font du bruit aussi. Elles crient en volant, donc elles peuvent se repérer la journée, elles font des grands V dans le ciel. C'est aussi une migration facile à observer », décrit Valérian Tabard.

Les meilleurs spots d'observation

Pour optimiser les observations, « il y a des conditions qui sont à étudier », précise le spécialiste. Le Roc de Conilhac à Gruissan, dans l'Aude, est un spot privilégié : « On a une petite colline sur laquelle, quand il y a un vent du Nord, les oiseaux qui veulent éviter la mer et les Corbières vont vraiment passer en masse, parce que ça fait un entonnoir. S'il n'y a pas de vent du Nord, la migration sera plus diffuse sur tout le littoral, donc moins facile à observer. »

La LPO supervise des points d'observation avec ses équipes « du lever du soleil jusqu'au coucher du soleil pour accueillir le public également ». Pour les espèces qui migrent du nord de l'Europe vers le sud de la France et passeront l'hiver dans nos jardins, il est recommandé de planter des arbres à baies : lierre, pistachier, fusain d'Europe, arbousier ou vigne vierge.