Une interdiction cruciale pour protéger la biodiversité aquatique
Depuis le mois de février 2026, une mesure environnementale importante est entrée en vigueur : il est désormais strictement interdit de « relâcher vivants » les silures dans les grands cours d'eau du département. Cette décision vise à protéger les écosystèmes fragiles contre ce prédateur invasif qui peut atteindre des dimensions impressionnantes.
Un géant des rivières françaises
Le silure, originaire d'Europe de l'Est et d'Asie, est considéré comme le plus gros poisson prédateur des rivières françaises. Cette énorme masse vivante peut dépasser les 100 kg et avoisiner les 2,80 mètres de longueur. En novembre 2017, un spécimen de 208 cm avait été pêché par Nicolas Bario dans la Garonne, en Sud-Gironde, illustrant la taille monumentale que peuvent atteindre ces animaux.
Une menace pour les espèces migratrices
Dans certaines régions comme la Gironde, le silure ne s'alimente pas avec les mêmes proies que dans d'autres zones de pêche françaises comme la Nièvre, la Loire ou le Rhône. Il représente une menace directe pour les poissons migrateurs amphihalins, qui vivent alternativement dans les eaux douces et salées. Parmi ces espèces vulnérables :
- Le saumon de l'Atlantique
- La truite de mer
- L'anguille européenne
- L'esturgeon européen
- La lamproie
- L'alose
Toutes ces espèces sont en voie de disparition pour des raisons multifactorielles, et la prédation par le silure aggrave leur situation critique.
Une pêche sportive pratiquée toute l'année
Considérée comme un acte sportif, la pêche au silure est pratiquée dans plusieurs régions françaises et peut être exercée toute l'année. Plusieurs pêcheurs ont partagé avec « Sud Ouest » des images de leurs prises impressionnantes. Par exemple, dans le lac de Lacanau, Chun Serdot avait sorti un silure de 2,03 mètres en janvier 2025, démontrant la présence de ces géants dans différents milieux aquatiques.
Une mesure de protection nécessaire
Cette interdiction de relâcher les silures vivants dans les grands cours d'eau représente une étape importante dans la protection de la biodiversité aquatique. Elle vise à limiter l'expansion de ce prédateur invasif qui perturbe les écosystèmes locaux et menace des espèces déjà fragilisées par d'autres facteurs environnementaux.



