Fidèle à son engagement auprès des jeunes générations, le club taurin Lou Ferri organisera, vendredi 5 juin à 18 h, une course de ligue réunissant les manades Bon, Nicollin et Lafon, face à des raseteurs stagiaires désignés par la FFCC. Pour la cinquième année consécutive, les familles des écoles de Saint-Christol et Vérargues seront invitées à découvrir la course camarguaise. Une initiative devenue un rendez-vous attendu, qui témoigne de la volonté du club de faire vivre et transmettre une culture profondément ancrée dans le territoire.
Une responsabilité partagée
« La transmission n’est pas un mot à la mode chez nous, c’est une responsabilité, explique Vincent Gros, coprésident du Club Taurin. Nous avons la chance d’avoir reçu cet héritage. À nous maintenant de le partager aux enfants pour qu’ils puissent se l’approprier à leur tour. Même si tous ne deviennent pas passionnés, l’important est de semer des graines. »
« Nous devons aller vers les enfants là où ils sont, souligne Fabien Guinand, coprésident du club. On parle souvent de transmission mais il faut la rendre concrète. Quand un enfant comprend ce qu’est une cocarde, un raseteur ou une manade, il regarde ensuite la course différemment. »
Les enfants, ambassadeurs de la tradition
L’implication des plus jeunes ne date pas d’hier. Le 20 septembre dernier, lors des festivités organisées autour de la fermeture des anciennes arènes, de nombreux enfants avaient participé à la capelado d’avant-course de cette journée historique. « On se rend compte qu’ils sont souvent nos meilleurs ambassadeurs, sourit Pauline Gros, vice-présidente et enseignante dans une commune voisine. Ils adorent les taureaux, ils posent énormément de questions et, bien souvent, ce sont eux qui entraînent leurs parents vers les manifestations. »
La soirée se poursuivra, après la course, sur le parvis des arènes avec des jeux en bois pour les enfants, brasero, buvette et animation musicale. « Les taureaux sont dans la piste pendant deux heures. La transmission, elle, se construit toute l’année », conclut Vincent Gros.



