Au VivaTech 2026, le bracelet Le Guardian alerte sans téléphone
Le Guardian : bracelet d'alerte sans téléphone à VivaTech 2026

Direction le Pavillon 7 et le stand 2B61 du salon VivaTech 2026 pour découvrir le bracelet Le Guardian. Parmi les start-ups portées par la région Occitanie, Le Guardian innove avec le premier bracelet géolocalisé d’alerte en temps réel fonctionnant sans téléphone. Derrière ce projet, deux femmes respectivement âgées de 40 et 24 ans, qui se sont rencontrées… sur les bancs de l’école ! 20 Minutes est allé à leur rencontre.

« Potentialiser nos cerveaux »

Elles s’appellent Jennifer Riado et Pauline Noël. Présentes au salon VivaTech 2026 qui se tient du 17 au 20 juin*, ces deux entrepreneuses sont « montées » à Paris pour présenter Le Guardian, le premier bracelet autonome (déconnecté de tout smartphone) pour alerter ses proches en cas de danger. Rien ne prédestinait pourtant Jennifer et Pauline à se lancer dans la tech.

La première, ancienne chef des ventes dans un grand groupe de cosmétiques de luxe à Paris, a gagné la région toulousaine pour offrir à ses enfants un cadre de vie plus agréable. Et a repris des études en communication. C’est à l’ESG de Labège, à côté de Toulouse, qu’elle a rencontré Pauline, de 16 ans sa cadette. « On a décidé de potentialiser nos cerveaux et de les mettre en commun », relate Jennifer Riado en rigolant.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un projet initial contre le harcèlement scolaire

Leur projet initial : celui d’un bracelet dédié aux enfants, pour les aider à lutter contre le harcèlement. « L’idée était de proposer aux établissements scolaires d’équiper leurs élèves avec un bracelet équipé d’un bouton SOS. D’un clic, une alerte était lancée à un référent de l’établissement. L’idée consistait alors à s’inscrire au cœur du programme pHARe, le dispositif de lutte contre le harcèlement à l’école, du Ministère de l’Éducation nationale », résume Jennifer.

Les nombreuses rencontres avec des enseignants, des élus et des parents sont encourageantes pour les deux entrepreneuses. Pourtant, un constat s’impose bientôt : « pour développer ce projet privé dédié au domaine public, il fallait beaucoup trop de temps », regrette Jennifer, « mais à force d’échanger avec des parents, on a compris qu’il ne fallait pas baisser les bras ».

Des 4-12 ans aux séniors

Dont acte. Deux ans et demi plus tard, le troisième prototype du bracelet Le Guardian est dévoilé à VivaTech où les précommandes sont d’ores et déjà ouvertes. « Il ressemble de plus en plus à l’idée que nous en avons et l’on peut sereinement envisager de le retrouver chez nos clients au premier trimestre 2027 », prévoit Jennifer Riado.

C’est au cœur de l’iOT Valley, un incubateur dédié aux objets connectés, que les deux start-uppeuses ont donc mis au point Le Guardian, qui fonctionne avec une application. La cible du bracelet reste les enfants de 4 à 12 ans, mais aussi les seniors, les femmes qui rentrent seules le soir, les sportifs et les travailleurs isolés.

Fonctionnement et fonctionnalités

Le Guardian intègre une carte SIM multi-opérateurs, une puce GPS et un petit écran. Et le bracelet dispose d’un bouton SOS latéral. Lorsque l’on appuie dessus, une notification avec géolocalisation est reçue par quatre personnes préalablement désignées dans l’application. La première personne qui prend connaissance de l’alerte confirme d’un clic l’avoir bien reçue. Une image apparaît alors sur l’écran du bracelet, rassurant l’enfant et l’invitant à rester là où il se trouve. De leur côté, les trois autres personnes sont informées par une notification que quelqu’un a pris en compte le SOS. « On peut tout simplement imaginer un enfant de 4 ans qui ne sait ni lire ni écrire et qui se perd sur une plage sans retrouver ses parents. Il lui suffira d’appuyer sur le bouton du bracelet pour que l’on vienne le chercher », explique Jennifer Riado.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale

De son côté, l’application permet aussi de définir des zones de sécurité (une alerte est déclenchée lorsque le porteur du bracelet en sort), des zones d’interdictions (plus précises, si l’on ne veut pas que son enfant se rende à tel ou tel endroit). Elle permet aussi d’automatiser la réception de messages lorsque son bout de chou quitte la maison ou y rentre, lorsqu’il est bien arrivé à sa destination, etc. L’ensemble est a priori très complet. « L’idée est d’avoir des fonctionnalités simples, au plus proche des besoins de l’utilisateur. Et l’écran du bracelet n’est pas voué à un usage récréatif, il est uniquement informatif », précise Jennifer.

Un marché à conquérir

S’il existe déjà un appareil du même type sur le marché, il n’est cependant pas certifié pour l’Europe, et n’est pas conforme avec les règles RGPD (pour la protection des données). Le Guardian pourrait donc combler une lacune dans un secteur où pour le moment la montre Kids Watch de TCL (commercialisée par Bouygues Telecom) permet de surveiller à distance son enfant, tout en lui autorisant SMS et appels téléphoniques à des contacts validés par ses parents. Mais sans système de déclenchement d’alerte.

Prix et disponibilité

Le bracelet Le Guardian sera proposé sur le salon VivaTech 2026 au prix de 107 euros (119 euros ensuite). Il sera attelé à la souscription d’un abonnement de 9,90 euros/mois. « A ce jour, notre problématique, c’est la précision GPS. Sur nos prototypes, on est autour des 100 mètres, ce qui va être amélioré », rassure Jennifer Riado, « plus on va miniaturiser le hardware, plus c’est cher. On ne s’appelle pas encore Apple et on garde la tête sur les épaules ».

* de 8h30 à 18h00 le 17 juin et de 9h00 à 18h00 les 18, 19 et 20 juin.