Comme toutes les bonnes idées, celle-ci est avant tout simple. Pendant le confinement, en 2020, Fannie Asselin et Stéphanie Berger, spécialisées dans la communication et l'événementiel, rêvent, comme beaucoup de Français, d'une maison à la campagne. Elles débattent sans fin des avantages et des inconvénients d'une résidence secondaire : la liberté, les frais, le côté « fil à la patte »… Elles font aussi quelques recherches et constatent que, sur les 3,5 millions de résidences secondaires en France, 10 % ne sont louées qu'une cinquantaine de jours par an ; 60 % ne sont pas sur le marché de la location et restent vides environ 300 jours par an ; et deux tiers ne sont pas sur Airbnb en raison du manque de confiance des propriétaires dans des locataires de passage, et de leur flemme de tout gérer.
Voilà comment est né Barak, commercialisé début 2023. L'idée est de mettre en relation des propriétaires qui louent sans être vraiment satisfaits (méfiance, manque de temps pour s'en occuper, revenus insuffisants…), et des locataires qui hésitent à acheter à la campagne, à la montagne ou à la mer. La plateforme propose une formule innovante : les locataires paient un abonnement mensuel pour accéder à un réseau de maisons, sans les contraintes de propriété. Les propriétaires, quant à eux, bénéficient d'une gestion simplifiée et de revenus réguliers, tout en gardant leur bien pour leur usage personnel.
Le concept séduit déjà de nombreux utilisateurs. « On se sent vraiment chez nous », témoigne un locataire. Pour les fondatrices, l'objectif est de démocratiser l'accès à une résidence secondaire, sans les inconvénients financiers et logistiques. Barak entend ainsi répondre à une demande croissante de flexibilité dans le domaine de l'habitat de loisirs.



