La tempête Nils frappe durement la Ferme du Petit Bidouze
Installés au sein du Groupement agricole d’exploitation en commun (GAEC) de la Ferme du Petit Bidouze, Mélanie Marrens et Alexandre Menaut ont subi un coup dur lors du passage de la tempête Nils, le 13 février 2026. Les jeunes agriculteurs, associés depuis 2019, ont vu la moitié de leurs 1 500 mètres carrés de serres être dévastée par les intempéries. Cette catastrophe survient alors qu’ils venaient tout juste d’investir dans un nouveau tunnel de maraîchage bio de 50 mètres de long et une chambre froide, rendant la situation d’autant plus difficile à surmonter.
Un élan de solidarité s’organise à Labastide-d’Armagnac
Face à l’ampleur des dégâts, les amis du village de Labastide-d’Armagnac se sont rapidement mobilisés pour soutenir Mélanie et Alexandre. Ils les ont convaincus d’ouvrir une cagnotte afin de réduire les coûts de remise en état restant à leur charge, après les aides de la Chambre d’agriculture et de la Mutualité sociale agricole. Cette initiative vise à collecter des fonds pour financer les réparations indispensables à la poursuite de leur activité agricole.
Le découragement aurait pu les gagner, mais la solidarité locale leur a redonné espoir. Une cagnotte en ligne a été mise en place, et une collecte en numéraire est également organisée à la mairie de Labastide-d’Armagnac et sur le marché du jeudi matin. Les habitants et les sympathisants sont invités à contribuer pour aider ces jeunes agriculteurs à se relever.
Priorités de production et communication avec les clients
Pour atténuer le manque à gagner causé par la perte des serres, Mélanie et Alexandre ont fixé des priorités de production. Ils ont également averti leurs fidèles clients des marchés de Labastide-d’Armagnac (le jeudi) et de Barbotan-les-Thermes (le mercredi), ainsi que des magasins comme Biocoop Mont-de-Marsan et U Express Gabarret. Les collectivités qui leur font confiance, telles que Mont-de-Marsan Agglo ou les collèges de Gabarret et Villeneuve-de-Marsan, ont également été informées de la situation.
Tous savent que l’été sera plus difficile que d’habitude en raison des retards sur la maturité des légumes, la culture en plein champ étant moins performante que sous serres. Les agriculteurs doivent maintenant se concentrer sur les réparations pour être opérationnels pour la prochaine saison et tourner enfin la page de ce douloureux épisode.
Un précédent climatique déjà difficile
Mélanie Marrens et Alexandre Menaut pensaient avoir connu leur plus dure déconvenue climatique lors de l’épisode de grêle de 2022. Malheureusement, la tempête Nils a surpassé cette précédente catastrophe, mettant à mal leurs infrastructures et leur moral. Cette succession d’événements climatiques extrêmes souligne les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs, notamment dans le secteur bio, où les investissements sont souvent importants et les marges de manœuvre réduites.
La mobilisation de la communauté locale montre cependant que la solidarité peut faire la différence dans ces moments difficiles. Les dons et les soutiens sont essentiels pour permettre à la Ferme du Petit Bidouze de se reconstruire et de continuer à fournir des produits bio de qualité à ses clients.



