Tags haineux à Bordeaux-Montaigne : les étudiants effacent les inscriptions islamophobes
Tags haineux à Bordeaux-Montaigne : mobilisation étudiante

Des tags islamophobes et anti-Palestine découverts à l'Université Bordeaux-Montaigne

Ce lundi 23 février, les étudiants de l'Université Bordeaux-Montaigne ont fait une découverte choquante en arrivant sur le campus. Plusieurs murs avaient été recouverts d'inscriptions haineuses visant spécifiquement les militants de gauche, les musulmans et la Palestine. Sur la fresque réalisée le 13 octobre 2025 en soutien à la Palestine, on pouvait lire des messages particulièrement violents comme « Génocide mérité », « Fuck Palestine » ou encore « qu'ils brûlent tous ».

Une mobilisation étudiante immédiate pour effacer les messages

Face à ces dégradations, une mobilisation rapide s'est organisée parmi la communauté étudiante. Dès la pause du midi, environ 70 étudiants se sont rassemblés pour repeindre les murs souillés par ces inscriptions. Cette action collective témoigne du rejet de ces messages de haine par la majorité des étudiants du campus.

Maïa Jimenez, militante du Comité d'action contre l'extrême droite Montaigne, a immédiatement réagi à ces événements. Selon elle, « l'appartenance d'extrême droite est claire » dans ces tags, même si aucun groupe n'a revendiqué ces actions. Elle précise que les étudiants sont « choqués » par cette violence verbale qui n'avait plus été observée sur le campus depuis un an et demi.

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Un contexte politique particulièrement tendu

Ces dégradations surviennent dans un climat politique national déjà très tendu. Elles font suite à la mort à Lyon, le 14 février, de Quentin Deranque, militant nationaliste d'extrême droite. Ce dernier avait été agressé deux jours plus tôt lors d'une rixe avec des militants d'ultragauche, créant une atmosphère de tension palpable dans plusieurs universités françaises.

Le Comité d'action contre l'extrême droite Montaigne a publié un communiqué exigeant « une prise de position claire de la présidence » de l'université. Les militants demandent que l'institution se positionne fermement contre ces actes de vandalisme à caractère raciste et islamophobe.

Le silence de l'université interroge

Contactée par le journal « Sud Ouest », l'Université Bordeaux-Montaigne a déclaré qu'elle « ne souhaite pas réagir à ce stade ». Cette absence de réaction officielle immédiate suscite des interrogations parmi les étudiants et les associations militantes qui attendent une condamnation claire de ces actes.

Cette affaire met en lumière les tensions qui traversent actuellement le milieu universitaire français, où les questions politiques et identitaires donnent parfois lieu à des expressions violentes. La rapidité de la mobilisation étudiante montre cependant que la majorité de la communauté universitaire rejette ces formes d'expression haineuse.

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