Le débat environnemental s'invite à Sète pour les municipales 2026
À l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Midi Libre a organisé une série de débats dans la région. Ce mercredi 18 février, la ville de Sète a accueilli une confrontation entre cinq candidats, où les questions environnementales ont occupé une place centrale. La fermeture récente de l'étang de Thau et la gestion des réseaux d'assainissement ont particulièrement animé les échanges.
L'étang de Thau : urgence pour le secteur conchylicole
Tous les candidats se sont accordés sur la nécessité de trouver une solution rapide pour sauver le secteur conchylicole, gravement touché par la fermeture de l'étang. Cependant, les propositions divergent significativement.
Sébastien Denaja a souligné que ce dossier relève principalement de Sète Agglopôle Méditerranée, estimant que "ce sont eux qui feront les investissements, et le maire de Sète se doit d'être vigilant à cette réalisation". Pascal Pintre a partagé cet avis, ajoutant la nécessité de réfléchir à la "diversification du travail des conchyliculteurs, notamment par le sujet des dégustations qui méritent d'être étudiées pour les aider et promouvoir l'huître à Sète".
De leur côté, Laura Seguin, Hervé Marques et Sébastien Pacull ont pointé du doigt les défaillances des réseaux d'assainissement de la ville. Le maire sortant, Hervé Marques, a précisé qu'"aucune station d'épuration ne pouvait absorber ce qui s'est passé, et la SNCF empêche la réalisation des travaux au profit du trafic ferroviaire estival".
Laura Seguin, candidate de la liste Nouvelles Pages, a proposé un "gel des projets d'urbanisme tant que l'on ne connaît pas la quantité d'eau que peut absorber le réseau". Sébastien Pacull a, quant à lui, insisté sur la "consommation de l'eau pour sauver les ressources et l'économie d'eau avant tout".
Réhabilitation urbaine et lutte contre le réchauffement climatique
En parallèle, les candidats ont abordé des mesures concrètes pour adapter la ville au réchauffement climatique. Laura Seguin et Sébastien Denaja ont défendu la réhabilitation des trottoirs, des cours d'école, la végétalisation de la ville et la promotion des mobilités douces.
Les trois autres candidats ont présenté des approches distinctes. Hervé Marques a évoqué l'intégration d'un projet dans le Plan local d'urbanisme, "qui permettrait l'installation de panneaux photovoltaïques sur les nouvelles constructions". Pascal Pintre a mis l'accent sur la climatisation des salles de classe et la "régénération de la biodiversité marine entre le théâtre de la Mer et le Lazaret".
Sébastien Pacull a conclu en affirmant que l'environnement doit être intégré dans chaque projet, estimant que "l'écologie ne doit pas être punitive mais incitative".
Un débat révélateur des enjeux locaux
Ce débat a mis en lumière les tensions entre préservation environnementale et développement urbain à Sète. Alors que la fermeture de l'étang de Thau reste une préoccupation majeure, les candidats ont exposé des visions variées pour concilier écologie et économie, avec des propositions allant de la modernisation des infrastructures à la promotion de la biodiversité marine.



