Nicolas Pereira, créateur du World Impact Summit, rejoint Philippe Dessertine pour une écologie de transformation
Pereira rejoint Dessertine pour une écologie de transformation

Un entrepreneur vert rejoint la campagne de Philippe Dessertine

À 34 ans, Nicolas Pereira, conseiller municipal et métropolitain de Bordeaux élu en 2020 sur la liste Florian-Cazenave, fait un choix politique marquant. Cet entrepreneur dans la green tech, connu pour avoir créé en 2018 le World Impact Summit, rallie désormais le candidat Philippe Dessertine. Il incarne son projet concret de « transformation écologique » de la ville, apportant avec lui un réseau international et une vision pragmatique.

Un profil qui compte dans le paysage politique bordelais

Nicolas Pereira n'est pas un novice. Fondateur en 2017 de Solylend, une plateforme de financement participatif dédiée à la transition écologique, il a également su attirer à Bordeaux des personnalités de premier plan grâce à son sommet annuel. Hillary Clinton, Jane Goodall et Paul Watson ont ainsi participé à des discussions autour d'une écologie « positive » et « de solutions ». Ce parcours fait de lui le nouveau « monsieur écologie » de Philippe Dessertine, candidat médiatique qui mise sur l'optimisme.

« La transition écologique en claquant des doigts, ça n'existe pas », affirme Pereira. Pour lui, les entreprises, la société civile et les institutions sont capables d'agir de façon concrète. Il défend une écologie libérale, parfois perçue comme « de droite » par ses adversaires, où l'innovation et l'économie sont les leviers d'une transformation environnementale « rationnelle ». Cette approche se distingue nettement du modèle « décroissant » porté par une partie de l'opposition.

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Une critique de l'écologie traditionnelle

Du mandat qui s'achève, Pereira ne nie pas tous les efforts, mais regrette une « vision souvent dogmatique ». « L'écologie à la EELV, celle de la relance et de la sobriété, est dépassée », déclare-t-il. Il revendique une écologie « robuste », qui ne se limite pas au centre-ville. « Planter des arbres, c'est facile et ça se voit », compare-t-il, préférant s'atteler à une « transformation plus profonde ».

Cette transformation sera pensée en « cinq actes », prochainement dévoilés. Ils aborderont notamment l'enjeu crucial de l'eau, à la fois face à la montée des océans et comme solution de rafraîchissement urbain, ainsi que le soutien nécessaire aux entreprises engagées. Pereira insiste sur une approche qui intègre pleinement les réalités économiques.

Un parcours politique en évolution

Ancien candidat de Nouvelle Donne aux régionales de 2015 à seulement 24 ans, cet enfant de Salles avait rejoint Nicolas Florian pour les municipales de 2020. Il avait ensuite soutenu Nathalie Delattre sous la bannière d'Écologie positive, le parti de Yann Wehrling, lors de la primaire à droite finalement remportée par Thomas Cazenave. Aujourd'hui, « libéré » de tout engagement partisan, il se présente aux côtés de Philippe Dessertine au nom de « la société civile ».

Chez Dessertine, Pereira dit avoir trouvé « un fond très fort », un candidat « convaincu et convaincant ». Sa place semble promise vers le sommet de la liste, ayant participé à l'élaboration du projet. Il remplacera même le candidat le mercredi 18 février lors d'un débat sur le « bien manger » organisé par un collectif d'associations au Garage moderne, marquant ainsi sa première sortie publique sous cette nouvelle bannière.

Ce ralliement est perçu comme une prise stratégique de poids, montrant que le maire sortant n'a pas le monopole du pragmatisme et que l'écologie peut être vue comme une opportunité de croissance plutôt qu'une contrainte idéologique.

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