Une sortie en canoë pour porter un projet politique
Samedi en fin de matinée, sous un ciel mêlant soleil et pluie, Thomas Cazenave, candidat du centre-droit aux élections municipales de 2026 à Bordeaux, a embarqué avec vingt-cinq colistiers dans huit canoës sur la Garonne. Cet événement convivial, ponctué d'appels joyeux comme "Jean-François, Paul, Ariane… On embarque !", servait de démonstration de force et de support à un message politique clair : incarner le projet pour le fleuve, présenté comme le "neuvième quartier de Bordeaux" et un "lien entre deux rives".
Un fleuve au cœur de la ville
Vêtu d'un jean et de baskets, tenue rare pour lui, Thomas Cazenave a partagé son attachement personnel à la Garonne, évoquant son enfance sur la rive droite et sa vie actuelle sur la rive gauche. Il décrit le fleuve, d'un bout à l'autre du Pont de pierre, comme un immense terrain de jeu sportif, économique et culturel de 400 hectares, le comparant à "Central Park au cœur de Bordeaux". Son objectif est d'en faire "un levier de dynamisme, de rassemblement et de développement", soutenant un écosystème diversifié incluant tourisme fluvial, activités nautiques, et industrie maritime.
Des propositions ambitieuses pour l'avenir
Le candidat a détaillé un "plan ambitieux" pour la Garonne, bien qu'il ait dû abandonner l'idée d'une nouvelle passerelle cycliste et piétonne pour prioriser la réduction de la dette de la ville. Il propose plutôt un franchissement du tram via le pont Chaban, des dessertes complémentaires en Bato (la navette fluviale de la Métropole), et un "plan logistique fluvial métropolitain ambitieux" du bassin-versant à l'Estuaire, incluant le développement du fret. Marc Lafosse, colistier et océanographe, souligne que le fleuve est à la fois un "berceau culturel" et un "terrain d'innovations", notamment dans les énergies marines renouvelables.
Enjeux écologiques et sociaux
Thomas Cazenave place la protection de la Garonne parmi les "grands chantiers de la transition écologique". Il insiste sur la nécessité de recycler les eaux usées, actuellement rejetées à presque 100% dans le fleuve, arguant que cela représente un enjeu écologique et économique porteur d'emplois. Sceptique quant à une piscine sur la Garonne, il préfère promouvoir des activités sportives comme le paddle ou la voile, et organiser des "grands rassemblements" pour cultiver "l'esprit des deux rives".
En résumé, cette sortie en canoë a permis à Thomas Cazenave de matérialiser sa vision pour la Garonne : un espace naturel compatible avec des activités ludiques, un moteur de développement durable, et un symbole d'unité pour Bordeaux, tout en abordant des défis concrets comme la gestion des eaux et la logistique fluviale.



