Affaire Bayou : la commission féminisme des Écologistes attaque la direction pour omerta
Affaire Bayou : les Écologistes divisés après de nouveaux témoignages

L'affaire Bayou provoque une crise interne majeure chez Les Écologistes

La publication par Le Monde le 14 février de nouveaux témoignages de femmes affirmant avoir subi des violences sexuelles de la part de l'ancien député Julien Bayou a déclenché une tempête politique au sein du parti écologiste. La commission féminisme du mouvement a vivement critiqué la direction dans un courriel incendiaire adressé aux membres du conseil fédéral.

Des accusations d'omerta contre la direction

Dans ce message, la commission reproche à la secrétaire nationale Marine Tondelier d'avoir passé sous silence ces accusations qui lui avaient été portées en 2024, dans le but supposé de protéger l'image du parti. « Comment faisons-nous porter une politique de rupture quand on ne cesse de reproduire les schémas de violence et d'omerta quand il s'agit de VSS [violences sexistes et sexuelles] ? » s'interrogent les membres de la commission avec une colère palpable.

Sandrine Rousseau exige des actions concrètes

À l'origine de cette affaire, la députée de Paris Sandrine Rousseau ne compte pas en rester là. Elle demande avec insistance que le parti présente des excuses publiques aux victimes et lance une enquête approfondie pour éviter de reproduire les mêmes erreurs. « Je ne laisserai pas tomber et nous serons nombreuses à ne pas laisser tomber », a-t-elle affirmé au magazine Le Point, montrant sa détermination à faire aboutir cette affaire.

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Un contexte judiciaire déjà éprouvé

Il est important de rappeler que l'enquête interne menée en 2024 n'avait pas relevé de délit à l'encontre de Julien Bayou. De plus, en 2025, la plainte déposée contre lui avait été classée sans suite par les autorités judiciaires. Cependant, ces nouveaux témoignages publiés par Le Monde relancent le débat sur la manière dont les partis politiques traitent les accusations de violences sexuelles en leur sein.

La campagne municipale parisienne s'annonce mouvementée

À Paris, les candidats aux élections municipales dévoilent leurs programmes avec des promesses ambitieuses qui créent déjà des remous dans le paysage politique local.

Les « trois chocs » de Rachida Dati

La candidate promet un choc de propreté, un choc de simplification administrative et un choc d'offre en matière de logements pour répondre à la crise du logement qui frappe la capitale.

Les propositions concurrentes sur le logement

Pierre-Yves Bournazel mise sur son propre choc d'offre avec l'objectif de remettre 60 000 logements sur le marché parisien en six ans. De son côté, Emmanuel Grégoire compte s'appuyer sur sa brigade de protection du logement pour lutter contre les locations de type Airbnb permanentes qui réduisent l'offre de logements traditionnels.

Le volet sécuritaire de Thierry Mariani

Le candidat propose un choc sécuritaire avec pour objectif de porter le nombre de policiers municipaux de 4 000 à 8 350, ce qui représenterait environ quatre policiers pour 1 000 habitants selon ses calculs.

Rencontre notable entre Nicolas Sarkozy et Boualem Sansal

Le 15 décembre dernier, l'ancien président Nicolas Sarkozy a reçu l'écrivain Boualem Sansal dans son bureau de la rue de Miromesnil. Selon un initié, Sarkozy voulait rencontrer l'homme du moment, faisant référence à la notoriété acquise par Sansal après sa détention en Algérie et sa libération.

Des propos critiques envers Emmanuel Macron

Lors de leur échange, l'ancien chef de l'État a ironisé sur le rôle de son successeur dans la libération de l'écrivain. Selon Sarkozy, si on avait compté uniquement sur le locataire de l'Élysée, il n'était pas certain que Sansal serait sorti des geôles algériennes. Cette tonalité critique n'a guère surpris l'écrivain, qui connaît bien le tempérament de l'ancien président. Un prochain déjeuner entre les deux hommes est d'ores et déjà prévu pour le mois de mars.

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Le Parti socialiste face à des alliances controversées

Malgré les promesses du premier secrétaire Olivier Faure, plusieurs membres du Parti socialiste se sont alliés avec La France Insoumise dès le premier tour des élections municipales.

Des alliances de nécessité

Cette situation s'observe notamment à Agen, Chartres ou encore Joinville-le-Pont. Selon un cadre du PS, la raison est simple : le parti est tellement faible dans certaines villes qu'il ne dispose pas de suffisamment de militants pour constituer des listes autonomes. À Chartres par exemple, la section PS ne compte plus qu'une vingtaine de membres, contre environ soixante-dix il y a une quinzaine d'années.

Une stratégie aux résultats incertains

La question qui se pose maintenant est de savoir si ces alliances avec les Insoumis vont réellement permettre de convaincre de nouvelles personnes d'adhérer au Parti socialiste ou si elles risquent au contraire d'affaiblir davantage l'identité du parti.

Campagne municipale tendue à Saint-Denis

À Saint-Denis en Seine-Saint-Denis, la campagne municipale prend une tournure particulièrement conflictuelle entre le maire sortant Mathieu Hanotin (PS) et son rival Bally Bagayoko (LFI).

Des propos incendiaires sur les réseaux sociaux

Dans un post Facebook salué par Bagayoko, ses colistiers ont appelé à dératiser la mairie de Saint-Denis, tandis que le maire était qualifié d'« administrateur colonial ». Ces propos ont créé une polémique importante dans cette ville de banlieue parisienne.

Un contexte sécuritaire préoccupant

Mathieu Hanotin, qui a récemment invité à Saint-Denis le militant antinarcotrafic marseillais Amine Kessaci, est désormais dans le collimateur des trafiquants de drogue locaux. Ces derniers appellent explicitement à voter pour son rival Bagayoko, créant une situation particulièrement tendue à quelques semaines du scrutin.

L'âge médian dans l'Union européenne continue d'augmenter

Selon les dernières données d'Eurostat, l'âge médian dans l'Union européenne au 1er janvier 2025 s'établissait à 44,9 ans. Cet indicateur signifie que la moitié de la population avait plus de cet âge et l'autre moitié moins.

Des disparités importantes entre pays

L'âge médian variait considérablement d'un État membre à l'autre : de 39,6 ans en Irlande à 49,1 ans en Italie. La France se situait quant à elle à 42,8 ans, en dessous de la moyenne européenne.

Une tendance à la hausse constante

Depuis 2015, l'âge médian dans l'UE a augmenté de 2,1 ans, et depuis le début du siècle, cette hausse atteint 6,5 ans. Cette évolution démographique pose des défis importants en matière de politiques sociales, de retraites et de santé publique pour l'ensemble des pays européens.