Le mouvement de grève se poursuit à l’hôtel Imperator de Nîmes. Depuis le vendredi 18 septembre, l’établissement de luxe fonctionne au ralenti, avec un personnel d’étages largement mobilisé. Les salariés réclament une amélioration de leurs conditions de travail, notamment une augmentation de salaire de 0,87 € brut de l’heure. Selon les informations du syndicat CGT, le mouvement reste maintenu ce dimanche 27 septembre, et le sera également lundi 28 et mardi 29 septembre.
Quatre débrayages quotidiens maintenus
Les salariés poursuivent leurs actions en effectuant quatre débrayages par jour, entrecoupés de reprises de leur activité. Cette forme de mobilisation, régulière et visible, marque le rythme du conflit social dans l’hôtel emblématique de la ville.
La première réunion de négociation, qui s’est tenue mercredi 23 septembre, s’est soldée par un échec. La CGT a décidé de claquer la porte au bout de quinze minutes d’échanges, face à une direction jugée intransigeante sur le niveau des salaires. Une semaine plus tard, une seconde réunion est attendue pour mardi 29 septembre.
La CGT espère des propositions concrètes
« Nous attendons désormais que cette nouvelle rencontre permette une véritable négociation et que des propositions concrètes puissent être présentées », indique le délégué syndical CGT David Goslin. Il souligne que la suite du mouvement dépendra de la nature de ces propositions.
Alors que le délégué syndical relevait des « tensions » vis-à-vis du personnel en début de conflit social, « aucune pression particulière envers le personnel » n’a été ressentie ce samedi 26 septembre. « Cette évolution intervient dans un contexte où le directeur habituel de l’établissement est actuellement remplacé dans la conduite opérationnelle de l’hôtel. Sans tirer de conclusion sur le lien entre ces deux éléments, nous tenons à néanmoins relever le changement radical de comportement et d’ambiance constaté. La CGT tient également à souligner les évolutions positives lorsqu’elles existent », ajoute le syndicat.
Vers une issue prochaine ?
La réunion de mardi 29 septembre sera déterminante. Si la direction présente des avancées concrètes, le mouvement pourrait être suspendu. Dans le cas contraire, la grève pourrait se prolonger au-delà des trois jours annoncés. Les salariés, soutenus par la CGT, restent mobilisés et attendent des signes clairs de la part de la direction de l’hôtel.