Pour l'édition 2026 de la feria d'Alès, la première soirée dans les bodegas a tenu toutes ses promesses. Dès le début de la soirée, le DJ du Cristal a mis le feu avec le classique de Gloria Gaynor I Will Survive, lançant un vibrant : « Comme en 98 et dans pas longtemps on remet ça… allez tous les bras levés ! » L'ambiance était garantie, et les festaïres ont répondu présents.
Les bodegas, chacune son identité
À chacun son style, à chacun sa bodega. Les casitas de la place de la mairie, les bodegas du boulevard Louis-Blanc et des rues adjacentes ont leur propre identité. Cette année, les festaïres ont noté des changements notoires. Le Carré rose a laissé place au Patio, dirigé par le trio Sébastien Lamouroux, Patrice Barathieu du restaurant le Barbusse et Samuel Tavernier, ancien patron du restaurant le Louis-Blanc. Plus bas sur le boulevard, le Cristal a étiré sa terrasse depuis le départ de la bodega du Lions club, un problème récurrent pour les structures associatives qui peinent à s'inscrire dans le temps.
Nouvelles bodegas et nouveautés
Autre nouveauté : l'association du bar le Pablo Neruda avec le restaurant le Rabelais. « L'idée était dans l'air depuis un moment, on a décidé de sauter le pas », expliquent les deux patrons Lionel Huszeza et Cédric Garcia dit « Pimousse ». Ce dernier précise : « Moi, je ne fais pas à manger, et c'est vrai que c'est sympa de pouvoir proposer quelque chose à grignoter dans l'esprit feria. » Le regroupement des deux établissements représente près de 500 m2 de terrasse. Ils prévoient de réorganiser la bodega, déplacer la cabine du DJ, toujours dans un souci de confort pour les clients. Côté carte, Lionel Huszeza propose des choses simples mais efficaces : du snacking avec des hamburgers au pain du boulanger, des nuggets maison, etc.
Ambiance crescendo et prudence
Pour cette première soirée, l'ambiance est montée crescendo. Si le haut du boulevard Louis-Blanc avec ses grandes tablées de paella et de gardiane est davantage consacré aux sorties en famille, les « grosses » bodegas du bas du boulevard attirent les festaïres les plus chauds. « Il faut y aller doucement, sinon c'est pas possible de tenir. Surtout que demain, c'est férié », analyse Patrick et ses amis, entre le Van B et les Fanatonics. Le « Sam » de service, désigné pour raccompagner ceux qui auront été braves pendant la soirée, préfère tourner au coca. La bodega Omnisport de Saint-Hilaire-La Jasse affichait même sur les T-shirts : « J'peux pas j'ai apéro. »
Le challenge était de taille pour les responsables du Patio. Succéder à l'emblématique Carré rose n'est pas une chose aisée. Sébastien Lamouroux a passé l'épreuve du feu avec succès. La bodega née de l'union du bar le Pablo Neruda et du restaurant le Rabelais a fait un véritable carton plein pour cette première soirée. La nouvelle configuration des lieux a immédiatement été adoptée par les fêtards.



