Force Ouvrière menace de quitter la Conférence sur le travail
FO menace de quitter la Conférence travail-emploi-retraites

Force Ouvrière (FO) a annoncé mardi 29 avril qu'elle envisageait de quitter la Conférence sur le travail, l'emploi et les retraites, lancée par le gouvernement en début d'année. Le syndicat reproche à l'exécutif un manque de dialogue social et une méthode jugée unilatérale dans la conduite des réformes.

Les raisons de la colère de FO

Dans un communiqué, la direction de FO dénonce « une absence de concertation réelle » et « un calendrier imposé » qui ne laisse pas de place aux propositions syndicales. Le syndicat estime que les discussions sont « vidées de leur substance » et que le gouvernement avance ses pions sans tenir compte des revendications des salariés.

FO pointe notamment le dossier des retraites, où l'exécutif souhaite repousser l'âge légal de départ à 64 ans, une mesure que le syndicat juge « inacceptable ». La conférence, qui réunit partenaires sociaux et experts, devait permettre de trouver un consensus, mais FO estime que les dés sont pipés.

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Une menace qui pèse sur la conférence

Si FO venait à se retirer, cela affaiblirait considérablement la légitimité de cette instance. Le syndicat, qui pèse lourd dans le paysage social français, pourrait entraîner d'autres organisations dans son sillage. La CFDT, pour l'instant, reste engagée dans la conférence, mais suit de près l'évolution de la situation.

Le gouvernement, par la voix du ministre du Travail, a tenté de calmer le jeu en réaffirmant son attachement au dialogue social. « Nous sommes prêts à entendre toutes les critiques et à améliorer le fonctionnement de la conférence », a-t-il déclaré. Mais les mots n'ont pas suffi à apaiser les tensions.

Les enjeux de la conférence

Lancée en janvier 2026, la Conférence sur le travail, l'emploi et les retraites a pour objectif de réformer en profondeur le marché du travail et le système de retraites. Le gouvernement y voit un outil de modernisation, mais les syndicats craignent un passage en force.

Plusieurs sujets sensibles sont sur la table : la réforme de l'assurance chômage, la pénibilité au travail, ou encore l'emploi des seniors. FO estime que ses propositions, comme la réduction du temps de travail ou l'augmentation des salaires, sont ignorées.

Quelle suite pour FO ?

Le syndicat a donné un ultimatum au gouvernement : si des avancées significatives ne sont pas constatées lors de la prochaine séance plénière, prévue mi-mai, FO claquera la porte. Une réunion de la commission exécutive de FO est prévue le 12 mai pour décider de la suite à donner.

Cette menace intervient dans un contexte social déjà tendu, marqué par des mouvements de grève dans plusieurs secteurs. La décision de FO pourrait raviver la mobilisation contre la réforme des retraites.

L'avenir de la conférence est donc en suspens. Le gouvernement joue gros : sans FO, le dialogue social perdrait un acteur majeur, et la crédibilité de la réforme s'en trouverait affaiblie. Les prochains jours seront décisifs pour savoir si la conférence peut survivre à ce coup de semonce.

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