La revalorisation des retraites complémentaires Agirc-Arrco au 1er novembre 2026 ne pourra pas excéder 1,9 %, selon les informations rapportées par Les Échos après une rencontre entre organisations syndicales et patronales, mercredi 7 octobre. Cette hausse, inférieure à l'inflation prévue à 2 % pour 2026 par l'Insee, sera définitivement actée lors d'une dernière réunion prévue le 14 octobre, avant une mise en application au 1er novembre.
Une hausse encadrée par l'évolution des salaires
La règle qui s'impose aux partenaires sociaux est stricte : la revalorisation des pensions complémentaires doit rester inférieure à l'évolution des salaires, fixée cette année à 1,9 %. Ce taux, encore flou, constitue le plafond maximal envisageable. Les syndicats, qui espéraient une hausse plus généreuse après une « année blanche » en 2026, devront composer avec cette contrainte.
Pour les retraités, l'impact concret dépendra du montant de leur pension. Selon les calculs réalisés par nos confrères de Notre Temps, une revalorisation à 1,2 %, 1,6 % ou 1,9 % se traduirait par des gains mensuels modestes : 3,60 €, 4,80 € ou 5,70 € pour une pension de 300 € ; 6 €, 8 € ou 9,50 € pour 500 € ; 9,60 €, 12,80 € ou 15,20 € pour 800 € ; et 12 €, 16 € ou 19 € pour 1 000 € de retraite complémentaire mensuelle.
Une décision décisive attendue le 14 octobre
La rencontre de la semaine prochaine s'annonce décisive. Les organisations syndicales entendent pousser la revalorisation au niveau le plus élevé possible, après une année 2026 marquée par l'absence de hausse. Cette mobilisation intervient dans un contexte tendu, alors que le gouvernement a également annoncé que les pensions de base ne seront pas toutes revalorisées en janvier, suivant l'inflation.
Seuls les retraités percevant 85 % du Smic ou moins, soit 1 260 € par mois (base et complémentaire comprises), bénéficieront d'une revalorisation. Le gel des pensions au-dessus de ce seuil pourrait générer des économies de 4,1 milliards d'euros, une perspective qui suscite la colère des principaux intéressés.
La décision finale, attendue le 14 octobre, déterminera le sort de millions de retraités du secteur privé, qui verront leur pouvoir d'achat évoluer en fonction de ce choix.