Montre Aeternitas Mega de Franck Muller : 10 complications expliquées
Aeternitas Mega : 10 complications horlogères décryptées

La montre ultra-compliquée de Franck Muller expliquée en 10 points

Une « complication » désigne toute fonction qui s’ajoute à l’affichage des heures, minutes et secondes. L’Aeternitas Mega, de cette prestigieuse maison suisse, en réunit 36. Zoom sur 10 d’entre elles.

1. Date et heures rétrogrades

Les deux aiguilles de ces affichages en arc de cercle reviennent à zéro, d’un coup sec, après avoir accompli leur mission : c’est le mécanisme « rétrograde ». Mais si la graduation sur 12 est liée au chronographe, celle sur 31 est l’indicateur de date du « calendrier perpétuel ». Ici, ce dernier a la particularité de savoir distinguer les mois de 28, 29, 30 et 31 jours (y compris les années bissextiles) sans intervention humaine pendant mille ans.

2. Phase de Lune

Ce disque reproduit le cycle lunaire sur 29,5 jours. C’est l’une des premières complications de l’histoire (dès le XVe siècle), et sans doute la plus poétique.

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3. Grande et petite sonnerie

Le Graal de l’horlogerie. Sur activation du poussoir, on déclenche le mode « grande sonnerie » : la montre marque les heures et les quarts avec un carillon Westminster, celui de Big Ben. En « petite sonnerie », seuls les quarts retentissent. On peut aussi préférer le silence, sur pression du poussoir à 10h30.

4. Indicateur d’année bissextile

Ce microcompteur à quatre positions rappelle où l’on se situe dans le cycle de quatre ans. Utile tous les 29 février !

5. Double affichage 24 heures

Ces sous-cadrans indiquent l’heure dans deux autres villes du monde. C’est une variante des complications « heure GMT » et « heure universelle » – cette dernière affichant les 24 fuseaux d’un seul coup d’œil.

6. Tourbillon volant

Pas une complication stricto sensu, plutôt un dispositif permettant de compenser les effets de la gravité. Le tourbillon est très en vogue aujourd’hui, moins pour la précision – les montres modernes n’en ont plus besoin – que pour le spectacle : il dévoile le temps en pleine action.

7. Indicateur 24 heures

Trop de jet lag, on ne sait plus s’il est 10 heures ou 22 heures ? Pas de souci : ce minicadran distingue le jour de la nuit.

8. Équation du temps

A l’intérieur du cadran « jour de la semaine », cette « équation » indique l’écart entre l’heure solaire « vraie » et l’heure civile, qui varie selon les saisons, entre -14 minutes (vers le 11 février) et +16 minutes (vers le 2 novembre). Une complication astronomique fascinante, qui rappelle que le temps est aussi une convention récente : au XIXe siècle, Brest et Ajaccio n’affichaient pas la même heure.

9. Répétition minutes

L’une des complications reines ! Sur pression du poussoir, quatre marteaux frappent quatre timbres (invisibles sur ce cadran) : un coup grave par heure, une séquence double pour les quarts, un coup aigu par minute.

10. Jour de la semaine

Le cadran extérieur affiche le jour en cours. Simple en apparence, il est mécaniquement lié au calendrier perpétuel : tout avance de concert.

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