Alors que les travaux du futur complexe de padel de Millau, situé au puits de Calés, avancent, la nouvelle municipalité a pris une décision inattendue : confier sa gestion à un opérateur spécialisé via une concession de service public. Ce revirement marque un abandon du modèle de gestion directe par la collectivité, initialement prévu sous la mandature Gazel.
Un projet d'un million d'euros
Le projet, voté en juin 2025, prévoit la transformation des anciens courts de tennis de l'ASPTT en quatre terrains de padel, dont trois couverts. Le coût total s'élève à un peu plus d'un million d'euros, soit 811 000 euros hors taxes. La livraison est toujours attendue d'ici la fin de l'année 2026.
Ce changement de stratégie, intervenu tardivement, a des conséquences directes pour les acteurs locaux. Le SOM Tennis, club historique de la ville, avait négocié avec l'ancienne municipalité l'obtention d'une vingtaine de créneaux horaires pour y développer son école de padel. Ce partenariat est désormais compromis.
Des partenariats remis en question
"Nous avions travaillé sur ce partenariat mais ce nouveau mode de gestion ne correspond plus à nos attentes", explique-t-on au sein du club. La nouvelle équipe municipale a en effet lancé une procédure de concession de service public pour l'exploitation du site, ce qui signifie que la Ville ne conservera plus la main sur les tarifs, les réservations et le fonctionnement général.
Ce dossier, qui alimente déjà les débats avant même l'ouverture du complexe – annoncée initialement pour février 2026 –, sera discuté lors du conseil municipal du lundi 29 juin. Le débat s'annonce sportif.



