Immobilier autour de Toulouse : les prix à Agen, Brive, Rodez en baisse
Immobilier autour de Toulouse : prix en baisse à Agen, Brive, Rodez

Dans la région toulousaine, les budgets des acheteurs diminuent et les transactions se font plus rares. Seules les négociations connaissent un regain d'activité, selon une analyse publiée le 1er octobre 2026 par Béatrice Girard. Les prix affichés à Agen, Brive-la-Gaillarde, Rodez et dans les villes voisines reflètent cette tendance générale.

Des baisses de prix contrastées selon les biens

À Agen, située à mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux, la clientèle de cadres qui anime habituellement le marché a mis à l'arrêt tout projet « de confort ». Les offres y sont en baisse. Pour les maisons anciennes, le prix atteint 2 069 €/m², soit une évolution de +6,2 % sur un an. En revanche, les appartements anciens affichent 1 728 €/m², en recul de 2,7 % sur la même période.

Cette disparité entre segments se retrouve dans plusieurs villes de la région. Les maisons conservent une certaine valeur, tandis que les appartements subissent une pression plus forte à la baisse. Les acheteurs, plus prudents, privilégient les biens avec un bon rapport qualité-prix et n'hésitent pas à négocier.

Un marché immobilier régional sous tension

La région toulousaine, qui s'étend jusqu'à Montpellier, connaît un ralentissement marqué. Les transactions se raréfient, et les professionnels constatent une baisse générale des budgets. Les acheteurs attendent des baisses de prix plus importantes avant de se lancer, ce qui allonge les délais de vente et renforce la position des négociateurs.

Les villes comme Brive-la-Gaillarde et Rodez, bien que plus éloignées de Toulouse, subissent également cette tendance. Les cadres qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l'agroalimentaire ou de la logistique, comme à Agen, ont suspendu leurs projets d'achat, notamment ceux liés à un « confort » non essentiel.

Des perspectives incertaines pour les mois à venir

Selon l'article, seules les négociations ont le vent en poupe dans ce contexte. Les vendeurs doivent accepter des offres plus basses, tandis que les acheteurs restent vigilants. Cette situation pourrait se poursuivre si les conditions économiques ne s'améliorent pas.

Pour l'instant, les données chiffrées montrent une stabilité relative pour les maisons anciennes, mais une dégradation pour les appartements. Les prochains mois seront décisifs pour savoir si cette tendance s'accentue ou si le marché se stabilise.