Espagne : un propriétaire préfère louer aux touristes pour éviter les squatteurs
Espagne : louer aux touristes pour éviter les squatteurs

Ruben, un propriétaire espagnol de 39 ans, détient 150 logements dans le pays. Il privilégie la location touristique plutôt que la location résidentielle afin d'éviter les squatteurs. Invité dans l'émission Más Vale Tarde sur la chaîne La Sexta, il explique vouloir se protéger face aux incertitudes du marché immobilier.

Une crainte partagée par de nombreux propriétaires

En France, les squats restent relativement rares par rapport au nombre de locations. Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, entre 6 000 et 7 000 cas ont été recensés en 2023, contre environ 13 millions de baux signés chaque année. Malgré cela, une étude Ipsos-Verisure indique que 70 % des propriétaires interrogés craignent cette situation.

Des garanties juridiques insuffisantes en Espagne

Ruben estime que la loi espagnole ne lui offre pas de garanties juridiques suffisantes pour louer ses biens à l'année. Selon ses propos rapportés par Marie-France, il accepterait la location résidentielle si une loi lui assurait de pouvoir récupérer son logement en cas d'impayés ou de litige. Pour l'instant, il envisage même de vendre l'ensemble de son patrimoine immobilier.

Les limites de la location touristique

La location touristique présente toutefois des limites, notamment pour Ruben, qui possède tous ses logements dans des villes de plus de 10 000 habitants. Ces biens sont surtout rentables en juillet et en août, mais souvent vides le reste de l'année. Il doit néanmoins continuer à payer les charges. Face à ces contraintes et à ses inquiétudes concernant les règles du marché locatif espagnol, louer à des touristes apparaît comme la meilleure solution pour lui.

Un contexte réglementaire tendu

Le gouvernement espagnol a pris plusieurs décrets à la suite des manifestations entourant l'expulsion de Maricarmen, une retraitée de 82 ans décédée par la suite. Ces mesures, destinées à protéger les locataires de la spéculation immobilière, dissuadent davantage les propriétaires de louer sur l'année. Cette situation pousse des propriétaires comme Ruben à se tourner vers la location touristique ou à envisager de vendre leurs biens.