Taxe foncière à Tourrette-Levens : le maire répond aux critiques
Taxe foncière à Tourrette-Levens : le maire répond

Le conseiller municipal d'opposition Jérôme Basti accuse le maire de Tourrette-Levens, Bertrand Gasiglia, d'avoir maquillé une augmentation de la fiscalité locale. Le maire répond en invoquant un « rééquilibrage » et les investissements réalisés depuis son élection en 2020. La polémique porte sur la répartition de la taxe foncière entre la commune et le Sivom Val-de-Banquière, dont le taux passe de 3,72 % à 6,61 %, soit une hausse de 78 % en un an.

L'opposition dénonce un « tour de magie »

Mi-septembre 2026, Jérôme Basti lance une première alerte, évoquant « ce qui devait arriver arriva ». Dans ses publications sur Facebook, il détaille : « Il y a deux contributions à cette taxe : la part de la commune et celle du Sivom. En 2025, sur 875 000 euros de taxe, Tourrette-Levens donnait 620 000 euros et la part du Sivom était de 255 000 euros. Cette année, la commune abonde 350 000 euros, baissant radicalement sa part, ce qui fait monter celle du Sivom à 468 000 euros, en forte hausse sur un budget global lui-même… en baisse ! »

L'élu d'opposition parle de « tour de magie » et d'« illusionnisme » de la part du maire pour réduire la dotation de la Ville et contraindre le Sivom à augmenter sa part sur la taxe foncière. Selon lui, cette décision serait « plus facile à justifier publiquement qu'une hausse directe du taux communal ». Il l'attribue aux capacités financières dégradées de la commune, notamment en raison du « dépassement du budget du projet du site de Brocarel, passé d'1,5 à 3 millions d'euros ». Il déplore également « un manque de transparence et de lisibilité de la part du maire [qui] communique sur ce qui reste stable et garde le silence sur ce qui augmente ».

La réponse du maire : « un rééquilibrage avec retour aux taux de 2020 »

Bertrand Gasiglia balaie ces critiques, y voyant une occasion pour son opposant « de rejouer l'élection municipale qu'il a perdue ». Il rappelle que « les bases fiscales fixées par la loi augmentent chaque année : de 3,4 % en 2022, de 7,1 % en 2023, de 3,9 % en 2024, de 1,7 % en 2025 et, enfin, de 0,8 % cette année ». Sur le plan local, précise-t-il, « le taux d'imposition de la commune n'a pas évolué. Celui de la Métropole, pour l'enlèvement des ordures ménagères, a baissé. Le taux du Sivom Val-de-Banquière a augmenté car nous avons notamment intégré l'extension de la crèche intercommunale à Saint-André-de-la-Roche, qui ne bénéficie qu'aux familles de Tourrette-Levens et Saint-André. »

Le maire justifie cette hausse par un « rééquilibrage avec retour aux taux de 2020 ». Il rappelle les investissements réalisés sous son premier mandat : « Nous avons engagé 2,4 millions d'euros (dont 1,26 million de subventions du Département et de la Région) pour le rachat de la jardinerie, le musée des remparts et le nouveau bâtiment du CCAS. Nous payons aujourd'hui 222 000 euros de remboursement de dette, dont 87 000 clos en fin d'année. L'emprunt sur Brocarel est, lui, terminé, et le site tourne. »

Un débat attendu au conseil municipal

Ces échanges interviennent alors que le conseil municipal de Tourrette-Levens doit se réunir jeudi 1er octobre 2026. La question de la taxe foncière et de la répartition entre la commune et le Sivom devrait animer les débats. Les habitants, eux, verront sur leur avis d'imposition le taux du Sivom passer de 3,72 % à 6,61 %, une augmentation significative qui alimente la controverse.