Omnivorus : des ingrédients à base de microalgues pour réinventer l'alimentation
Omnivorus réinvente les ingrédients alimentaires à Monaco

Installée au sein de l'incubateur MonacoTech, la start-up Omnivorus développe des ingrédients à base de microalgues et de plantes pour remplacer les additifs et sucres dans l'industrie agroalimentaire. Derrière cette entreprise, une histoire personnelle : Toni Gonzalez, cofondateur et directeur produit, a passé des années à chercher des recettes à base d'algues et de plantes pour améliorer la digestion de son fils, souffrant de troubles chroniques sévères. Après le décès de ce dernier, il a souhaité poursuivre ces recherches. « Il m'a proposé de créer une entreprise à partir de tous les éléments qu'il avait accumulés », raconte Silvia Ruiz-Berdejo Abrisqueta, cofondatrice et CEO.

Une réponse à la demande des consommateurs

La création de la start-up intervient alors que les consommateurs lisent davantage les étiquettes et traquent les additifs. « Il y a deux ans, cette prise de conscience n'était pas si forte. Aujourd'hui, dans n'importe quel supermarché, vous voyez des gens qui décortiquent la composition », observe la CEO. L'objectif est de bousculer l'ancien système alimentaire, mauvais pour la santé et l'environnement.

Des ingrédients qui trompent le cerveau, pas le consommateur

La proposition d'Omnivorus est simple : remplacer les ingrédients problématiques des aliments ultra-transformés sans que personne ne s'en aperçoive. Goût, couleur, texture, tout doit être conservé. Par exemple, la start-up a développé un chocolat à base de microalgues et de légumes, sans cacao, sans sucre ajouté, sans matière grasse. « Si je ne vous dis pas que ce n'est pas du chocolat, vous ne pouvez pas faire la différence », affirme Silvia Ruiz-Berdejo Abrisqueta. Elle travaille aussi sur un burger hybride, moitié viande, moitié végétaux, sans conservateur ni additif.

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Un modèle BtoB pour l'industrie alimentaire

Omnivorus ne vend pas de produits finis, mais propose ses formulations à des industriels et des marques. Un fabricant de pâtisseries veut une recette sans colorant ? Omnivorus peut lui développer un ingrédient. Un producteur d'huile d'olive veut enrichir sa recette aux microalgues ? La start-up peut lui proposer une formulation. Le chiffre d'affaires actuel est d'environ 100 000 euros, avec un objectif de 500 000 euros pour cette année.

Monaco, un choix stratégique

Deux ans après sa création en Espagne, Omnivorus a installé son siège opérationnel et son laboratoire à MonacoTech. La législation européenne encadre strictement l'usage des microalgues dans l'alimentation humaine, ce qui pousse la start-up vers des marchés plus ouverts comme l'Asie ou le Canada. Monaco, avec ses connexions internationales, facilite ces échanges. « Monaco est une plateforme internationale. Vous participez à un événement et vous pouvez rencontrer des personnes du monde entier en une matinée », explique la CEO. Omnivorus a participé au Blue Economy and Finance Forum en juin 2025 et au Monaco International Investment Forum en mars 2026.

Perspectives d'avenir

Les deux prochaines années seront consacrées à consolider les formules existantes et à trouver de nouveaux clients en Europe, puis au Moyen-Orient, en Asie et au Canada. Une gamme de boissons enrichies en ingrédients marins et végétaux est en développement. À plus long terme, Omnivorus envisage le marché de l'alimentation animale, ses ingrédients étant déjà validés sur le plan nutritionnel pour les humains et potentiellement bénéfiques pour les chats.

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