Diesel majoritaire en Nouvelle-Aquitaine : hausse des prix du carburant pèse sur le budget
Diesel majoritaire : hausse du carburant pèse en Nouvelle-Aquitaine

Une majorité de véhicules diesel en Nouvelle-Aquitaine

Selon le dernier rapport de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), plus d’un véhicule sur deux roule encore au diesel en Nouvelle-Aquitaine. Avec un kilométrage annuel moyen de 11 600 kilomètres, ces automobilistes sont particulièrement exposés à la hausse des prix du carburant. Parallèlement, le kilométrage annuel moyen est en baisse et les motorisations alternatives gagnent du terrain : elles représentent désormais 10 % du parc automobile, contre 3 % en 2021.

Les conséquences de la hausse des prix du carburant

L’année 2025 a été marquée par une diminution du kilométrage parcouru. Depuis 2019, cet indicateur a chuté de 3,8 %, passant de 12 500 à 11 600 kilomètres par an. Le budget carburant annuel s’élevait alors à environ 1 051 euros en gazole et 1 144 euros en essence. Mais avec la flambée des prix à la pompe, le surcoût en année pleine atteint 380 euros pour les véhicules diesel (soit 1 429 euros par an) et 200 euros pour les voitures à essence (1 348 euros par an). Ces estimations se basent sur le prix moyen actuel du litre de gazole (autour de 2,22 euros, contre 1,68 euro en janvier) et celui de l’essence (1,99 euro, contre 1,68 euro en janvier). Si le litre de gazole s’installait durablement à 2,40 euros, le surcoût annuel grimperait à 500 euros pour les conducteurs.

Nouvelles tendances de motorisation et déclin du diesel

La flambée des prix du carburant pourrait accélérer le déclin du diesel. Ces moteurs représentent encore près de 52 % de la circulation totale, mais font face à la concurrence des motorisations alternatives (10 %), notamment des hybrides (6 %). En 2021, le diesel représentait 60 % du parc, et 66 % en 2017. La Gironde se distingue avec la plus grande part de motorisations non thermiques (12 %) et une proportion de diesel minoritaire (47 %). Dans les départements moins peuplés et plus ruraux comme la Charente, le Lot-et-Garonne, la Corrèze et la Creuse, la part du diesel est bien plus élevée, atteignant en moyenne 58 % du parc. Sur le marché des véhicules neufs, les moteurs diesel ont chuté de 27 % entre 2016 et 2025, et ne représentent plus que 2,7 % des immatriculations en avril 2026 (contre 30 % en 2020). À l’inverse, les voitures hybrides non rechargeables ont bondi à 42,7 % des immatriculations (4 518 véhicules), contre 10 % en 2020.

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Les voitures neuves en fort recul : le parc vieillit

L’analyse des immatriculations révèle une baisse de 8 % des achats de voitures neuves entre 2024 et 2025. En revanche, le marché de l’occasion est en croissance (+ 1,1 %) et représente 80 % des voitures immatriculées en 2025. Cette tendance s’inscrit dans le vieillissement du parc automobile : les voitures âgées de 5 à 10 ans dominent depuis 2019. En 2012, les véhicules de moins de 5 ans constituaient 28,4 % du parc, contre seulement 19,2 % en 2025. À l’inverse, la part des voitures de plus de 15 ans a augmenté pour atteindre un tiers des véhicules de Nouvelle-Aquitaine.

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