Une mobilisation d'ampleur pour défendre l'avenir industriel de Tarascon
Environ 200 personnes se sont rassemblées mardi 10 février 2026 au matin devant le site de Fibre Excellence à Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône. Cette mobilisation, organisée à l'appel de l'intersyndicale, visait à défendre l'avenir de l'usine et des emplois menacés, avec une présence massive de salariés, de familles et de soutiens locaux.
Une unité rare dans le conflit social
Fait notable dans ce conflit, toutes les organisations syndicales et la direction du site étaient réunies pour la même cause. "Aujourd'hui, tout le monde est là pour pouvoir continuer à vivre et travailler ici", a résumé un salarié sur place. L'enjeu est de taille, avec près de 700 emplois directs concernés, mais aussi de nombreux emplois indirects sur l'ensemble du bassin de vie, impactant profondément l'économie locale.
Le soutien affirmé des élus du territoire
Plusieurs élus ont fait le déplacement pour afficher leur soutien aux salariés et rappeler l'importance économique du site. Parmi eux :
- Lucien Limousin, maire de Tarascon et 2ème vice-président de la communauté de communes Arles Crau Camargue Montagnette.
- Nelson Chaudon, maire de Beaucaire.
- Juan Martinez, président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence (CCBTA).
Ils ont souligné le rôle crucial de l'usine pour le développement régional et la nécessité de préserver ces emplois industriels.
Des performances industrielles contrastées avec des incertitudes politiques
Stéphane de Gélis, directeur général adjoint de Fibre Excellence Provence, a rappelé les bons résultats industriels enregistrés en 2025, tant en matière de production que de maîtrise énergétique et de réduction des nuisances. "L'usine fonctionne, les performances sont là", a-t-il affirmé. Cependant, Laurent Quinto, membre de l'intersyndicale, a insisté sur le manque de décisions politiques claires, à la veille d'un troisième rendez-vous à Bercy.
L'urgence d'engagements concrets de l'État
Pour les manifestants, l'urgence est désormais d'obtenir des engagements concrets de l'État afin de préserver l'emploi industriel local. Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large de défense des sites de production et de toutes les filiales du groupe, avec des revendications portant sur la pérennité économique et sociale de la région.



