Les anciens des Transports Decaudin se retrouvent trente ans après la disparition de l'entreprise
La société de transport bergeracoise a disparu depuis presque trente ans, mais ses anciens salariés ont gardé des liens étroits et beaucoup de souvenirs. Ils se sont retrouvés samedi 9 mai pour une journée de retrouvailles.
Une entreprise disparue, des liens toujours vivants
Qui se souvient des Transports Decaudin ? Ces poids lourds qui partaient de Bergerac pour sillonner la France et l’Europe. La société a disparu dans les années 1990, quelques années après son rachat par le groupe Samat. Mais les anciens de la boutique ont gardé des liens étroits. Samedi 9 mai, on en retrouve une quarantaine qui s’apprête à monter dans un bus pour aller déjeuner ensemble et s’offrir une petite excursion, histoire de parler du bon vieux temps et se donner des nouvelles.
Quelques photos d’archives témoignent d’une époque révolue. Mireille Schell, ancienne salariée chez Decaudin, explique : « J’en avais assez qu’on ne se retrouve plus qu’aux enterrements, alors j’ai organisé cet événement. On y a démarré jeunes et on a gardé des liens, ça fait soixante ans que ça dure. »
Souvenirs d'une époque révolue
Pour l’occasion, elle a apporté des photos d’archives. On y voit des alignements de camions près des pistes de l’aéroport de Bergerac. « Le patron possédait un petit avion. Régulièrement, sa femme nous faisait sortir pour le voir passer dans le ciel, » se souvient Mireille Schell.
Qu’ils fussent chauffeurs, mécanos ou agent administratif, tous ont des souvenirs de leur passage chez Decaudin. Jean-Luc, alias « Kikinou », y est entré à 15 ans : « On transportait essentiellement des matériaux inertes sortis d’usines et des matières dangereuses. On travaillait avec la poudrerie de Bergerac, la Sarpap de Gardonne [devenue Berkem, NDLR], Polyrey et la papeterie Sibille, à Lalinde [devenue Ahlstrom-Munskjö] ou encore l’usine Bernard Dumas, de Creysse. »
Des convois spéciaux et une passion
Jean-Michel Monier, ancien chauffeur spécialisé en matières dangereuses, se souvient de ces convois très spéciaux. « On partait plusieurs semaines, pour aller dans tous les pays d’Europe. On a transporté des missiles, des roquettes, de la poudre… Et même des moteurs de la fusée Ariane. C’était pas seulement un métier, c’était une passion. »
On gage que l’an prochain, ils se retrouveront encore pour partager quelques souvenirs autour d’un repas et d’une balade au soleil de mai.



