Une vente aux enchères Pokémon en demi-teinte à Nîmes
Ce mercredi 13 mai, l'hôtel des ventes de Nîmes organisait une vente aux enchères d'environ 3 000 cartes Pokémon issues d'une collection familiale gardoise. Si l'événement suscitait la curiosité, le résultat n'a pas été à la hauteur des attentes. Les pièces les plus convoitées, notamment une carte Dracaufeu brillant à 1 100 €, n'ont pas trouvé preneur.
La commissaire-priseuse Aurore Illy, pourtant grande fan du Pokémon Évoli, confie sa déception : "Il y a un peu de déception, car la vente était bien suivie en ligne. Mais ça valait le coup d'essayer, pour nous c'était une première." Malgré plus de 80 enchérisseurs potentiels en ligne et quelques personnes dans la salle, de nombreuses cartes sont restées invendues.
Des enchères qui ont tout de même profité à certains
Certaines cartes ont tout de trouvé acquéreur, à des prix allant de 10 € à 200 €. Mais le grand gagnant de la journée est sans conteste le jeune Arthur, 9 ans, venu avec son père Julien. Le garçon, collectionneur depuis 2020, a fait de belles affaires : une carte Lucario ou Brutalibré pour 5 €, un lot pour 10 €, un Dialga et un Méga Kangourex pour 15 €. Son plus grand coup de cœur ? Une carte Mew, remportée pour 30 €, qu'il qualifie de "chef-d'œuvre", ainsi qu'un Méga Tortank gagné après une lutte acharnée contre un autre acheteur en ligne.
Le petit Arthur, qui compte bien ranger ses nouvelles acquisitions dans son classeur sans les utiliser pour jouer, était aux anges. Son père, ravi de cette première expérience aux enchères, avoue : "C'est la première fois que l'on se rendait à une enchère. On est venus après avoir appris pour ces cartes en vente, c'était l'occasion."
Le vendeur satisfait malgré tout
Christophe, qui vendait la collection avec son fils, reste positif : "Il y a eu de belles ventes ! Et après, pour ce qui reste, nous irons les vendre ailleurs, j'ai déjà des contacts avec des acheteurs pour certaines des cartes." Une philosophie qui contraste avec la déception des organisateurs, mais qui montre que la passion Pokémon reste vivace.



