Les intentions de départ en vacances pour l'été 2026 marquent un net recul, sous l'effet conjugué de l'inflation et des tensions géopolitiques. Selon une étude de l'Alliance France Tourisme, les vacances d'été des Français s'inscrivent davantage dans une logique de proximité, de sobriété et de recentrage.
Un ralentissement confirmé
L'été 2026 confirme un net ralentissement des départs, estime l'Alliance France Tourisme, groupe de réflexion réunissant des grandes entreprises du secteur comme Accor, Air France ou la Compagnie des Alpes. Selon une étude Ifop réalisée pour l'Alliance auprès de 1002 personnes représentatives de la population française, interrogées en ligne du 17 au 20 mars 2026, 68 % des Français prévoient de partir au moins une semaine, soit une baisse de 9 points par rapport à 2025. Seuls 37 % se déclarent certains de partir, contre 50 % l'an dernier, traduisant une montée de l'incertitude.
Des destinations accessibles et sûres
Dominique Marcel, président de l'Alliance France Tourisme, souligne qu'il n'y a pas d'effondrement des intentions de départ, mais que les premiers effets de la situation actuelle commencent à se faire sentir, sous l'effet conjugué des préoccupations de sécurité et du renforcement des contraintes budgétaires. Dans ce contexte, les Français privilégient des destinations accessibles et perçues comme sûres : 71 % choisissent la France (+3 points), contre 23 % l'Europe et seulement 9 % des destinations lointaines.
Des inégalités marquées
Les inégalités d'accès aux vacances demeurent marquées : 84 % des catégories aisées envisagent de partir, contre seulement 58 % des catégories modestes. La contrainte budgétaire se renforce nettement en 2026, avec un budget moyen qui s'établit à 1 530 euros, en baisse d'environ 150 euros en un an. Plus de la moitié des Français prévoient de réduire leur budget vacances, en agissant d'abord sur la durée ou la fréquence des séjours (61 %), les dépenses sur place (60 %) et la recherche d'offres moins coûteuses (47 %). Quelque 86 % des Français déclarent puiser dans leur épargne pour financer leurs vacances. Ces arbitrages se traduisent aussi dans le logement : l'hébergement gratuit passe de 22 % à 32 % sur un an pour les courts séjours, et de 20 % à 31 % pour les longs séjours.



