Une flambée des prix du poisson frappant les consommateurs du golfe de Gascogne
Il est complexe de généraliser, mais les espèces emblématiques comme le merlu et la sole dans le golfe de Gascogne ont vu leurs prix grimper significativement pour les acheteurs. Un poissonnier de La Rochelle explique cette tendance : « Quand le poisson parcourt des kilomètres, il faut bien payer le transport. Cela ajoute quelques euros par kilo ». Cette situation découle directement de l'arrêt de la majorité des bateaux de pêche depuis le 20 janvier dans cette zone maritime.
Des approvisionnements lointains et des étals impactés
En conséquence, le merlu, la sole ou le bar disponibles sur les marchés de Charente-Maritime proviennent désormais fréquemment du nord de la Bretagne et au-delà. À Saintes, par exemple, le 23 janvier, une sole issue d'une criée locale, pêchée avant la fermeture, était vendue 12 euros sur le marché du vendredi. Une semaine plus tard, une sole de calibre similaire affichait un prix de 15 euros, et le merlu avait totalement disparu de la vente.
Des augmentations marquées sur les marchés clés
La même dynamique est observable au marché central de La Rochelle. Avant le 20 janvier, le merlu se négociait entre 12 et 13 euros le kilo. Le 12 février au matin, un poissonnier l'affichait à 18,90 euros le kilo. Ce produit, de haute qualité, provient de la criée de La Rochelle, débarqué par des ligneurs, des bateaux de petite taille autorisés à continuer leur activité. Cependant, les quantités sont réduites, exacerbant la pression sur les prix.
Une commerçante résume la situation : « Il n'y en a pas pour tout le monde, c'est plus cher. Bientôt la fin d'un mois de galère ». Cette période difficile pour les consommateurs et les professionnels met en lumière les défis logistiques et économiques liés à la pêche dans la région.



