Dans sa chronique publiée le 29 avril 2026, Mara Goyet, écrivaine et professeure de collège, raconte sa redécouverte passionnée de la cantine de son établissement. Après des années de déjeuners qu'elle jugeait insatisfaisants, elle renoue avec ce lieu avec un enthousiasme renouvelé.
Un retour inattendu
Ce fut la grande surprise de cette année scolaire : après un long éloignement, mes retrouvailles fanatiques avec la cantine de mon établissement. D'elle, j'aime tout : les conversations, les convives, les cantinières, les plats, le cornichon sur le pâté, les ondulations de la purée sur l'assiette. Je me demande même comment j'ai pu gâcher des années de ma vie pour des déjeuners qui ne me plaisaient pas et n'étaient pas mon genre.
Une coïncidence littéraire
Coïncidence de l'existence, un ouvrage passionnant vient de paraître sur la restauration collective. Soviétique, cette fois. C'est une autre ambiance. Dans « les Cantines bolcheviques. Une histoire du stalinisme vécu » (CNRS Editions), l'historien François-Xavier Nérard parvient à nous faire comprendre les enjeux de l'alimentation en collectivité sous le régime soviétique. Ce livre a visiblement inspiré Mara Goyet, qui y trouve un écho à sa propre expérience.
L'article complet est réservé aux abonnés, mais cette chronique nous rappelle que les plaisirs simples de la vie, comme un déjeuner partagé, peuvent être redécouverts avec un regard neuf.



