Une mesure discriminatoire
Dans une tribune publiée par Libération, des universitaires et chercheurs dénoncent vivement la mise en place de frais d'inscription différenciés pour les étudiants étrangers hors Union européenne. Cette mesure, selon eux, crée une université française à deux vitesses, contraire aux principes d'égalité et de solidarité qui fondent le service public de l'enseignement supérieur.
Les signataires rappellent que l'université publique française a toujours accueilli les étudiants étrangers dans des conditions identiques à celles des étudiants français, favorisant ainsi le rayonnement intellectuel et scientifique du pays. L'introduction de frais différenciés, allant jusqu'à 16 fois le montant pour les non-européens, est perçue comme une barrière financière injuste.
Conséquences sur l'attractivité
Les auteurs de la tribune estiment que cette politique risque de nuire gravement à l'attractivité de la France auprès des talents internationaux. De nombreux étudiants étrangers, attirés par la qualité de l'enseignement et la réputation des universités françaises, pourraient se tourner vers d'autres pays où l'accès est plus équitable. Cela affaiblirait la diversité culturelle et académique des campus.
Ils soulignent également que les étudiants étrangers contribuent significativement à l'économie locale et à la recherche. Les priver d'un accès égalitaire, c'est aussi compromettre l'avenir de la coopération scientifique internationale.
Un appel à la mobilisation
La tribune appelle les personnels universitaires, les étudiants et les citoyens à se mobiliser contre cette mesure. Les signataires demandent au gouvernement de revenir sur cette décision et de maintenir un système universitaire ouvert et égalitaire, garant de l'excellence académique et de la justice sociale.
Ils rappellent enfin que l'éducation est un droit fondamental, et non une marchandise. L'université française doit rester un lieu de savoir accessible à tous, sans distinction d'origine ou de nationalité.



