Cantine et fournitures scolaires : la gratuité divise à Grasse
Cantine et fournitures scolaires : la gratuité divise à Grasse

Lors du conseil municipal de Grasse du mardi 22 septembre, l'élue d'opposition Leïla Tonnerre (Union Solidaire et Populaire, USPG) a proposé la gratuité des fournitures scolaires et de la cantine. Le maire Jérôme Viaud a refusé cette mesure, privilégiant une « solidarité ciblée » et rappelant l'allocation de 35 euros par enfant pour les fournitures.

Une proposition de l'opposition pour le pouvoir d'achat

Ex-candidate aux dernières municipales, Leïla Tonnerre a alerté sur l'impact de l'inflation et la hausse du coût de l'essence sur les classes populaires et moyennes. Elle a suggéré de s'inspirer d'autres communes en créant un kit de fournitures scolaires gratuit du CP au CM2 et en tendant vers la gratuité de la cantine. « Certains parents en dette de cantine n'inscrivent plus leurs enfants », a-t-elle souligné, regrettant que les écoles demandent encore des ramettes de papier aux familles. Elle a également déploré qu'« aucune école de Grasse n'est classée en zone prioritaire (REP/REP+) malgré des indices sociaux très bas ».

La réponse du maire : une aide existante et une gestion interne

Jérôme Viaud a rappelé que « la Ville alloue 35 euros par enfant et par an aux écoles pour les fournitures scolaires ». Concernant les ramettes demandées à l'école Gambetta, il a indiqué qu'il s'agissait d'un choix de gestion interne de la direction de l'école, corrigé par une livraison exceptionnelle de ramettes par la mairie.

« Le choix d'une solidarité ciblée » pour la cantine

Sur la gratuité de la cantine, le maire a été clair : c'est non. « C'est un choix possible mais ce n'est pas le plus juste. Nous avons fait le choix d'une solidarité ciblée. Nous privilégions une tarification modulée en fonction des revenus (le repas le moins cher est à 3,23 euros). Une dette de cantine n'a jamais bloqué, et ne bloquera jamais, l'inscription d'un enfant. S'il y a des problématiques financières, que les parents se rapprochent de nos services et des solutions seront trouvées ».

Enfin, sur le classement en Réseau d'Éducation Prioritaire, Jérôme Viaud a rétorqué qu'« il dépend de l'État et vous le savez. La carte scolaire de Grasse n'a pas été révisée. Sur ce point, on a saisi officiellement l'Éducation nationale fin 2024 ».