1er-Mai à Dax : 600 manifestants unis contre la remise en cause du jour chômé
1er-Mai à Dax : 600 manifestants unis contre la réforme

Environ 600 personnes ont battu le pavé à Dax, ce mercredi 1er mai, pour la traditionnelle Fête des travailleurs. Les syndicats, à l'exception de Force ouvrière, ont marché unis en défense de cette journée chômée, actuellement dans le viseur du gouvernement.

Un rassemblement sous le signe de la défense

Le 1er-Mai est traditionnellement le jour de la lutte pour les droits des travailleurs. Cette année, il était devenu le jour de la lutte pour le 1er-Mai lui-même. À Dax, le rendez-vous était fixé dès le matin au parc des arènes. Selon les renseignements territoriaux, 550 personnes étaient présentes, tandis que l'union syndicale en comptait 650, un nombre similaire à l'an passé. Le cortège a ensuite entamé la marche traditionnelle dans la cité thermale, légèrement raccourcie en raison des travaux en centre-ville.

Un « goût particulier » a été ressenti tout au long de la matinée, comme l'ont évoqué plusieurs responsables syndicaux départementaux lors des discours précédant la marche. La crainte de voir ce jour chômé se transformer en journée banalisée était largement répandue. Les prises de parole ont rappelé l'histoire de cette journée centenaire des travailleurs, et les revendications étaient plus défensives qu'offensives.

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L'unité syndicale, sauf Force ouvrière

Plus que jamais, les syndicats ont souhaité montrer leur union. CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires ont brandi une banderole commune devant le cortège, sur laquelle était écrit en gros caractères : « Touche pas à mon 1er-Mai ». Force ouvrière était absente, une absence remarquée. Derrière les blocs des principaux syndicats, le Parti socialiste était présent en nombre, avec sénateurs, députés, conseillers départementaux et régionaux, maires, etc. Plusieurs élus communistes étaient également présents, mais sans drapeau.

Des revendications claires

« Pour le droit des travailleurs, et pour faire face au gouvernement, il vaut mieux l'unité, a justifié la nouvelle secrétaire départementale de la CFDT, Manuela Graciet. Il faut qu'il y ait un dialogue social, que si certains corps de métier veulent travailler le 1er mai, ce soit négocié à l'échelle des confédérations syndicales, et pas que ce soit imposé par le gouvernement. »

Jean-Philippe Freysselinas, secrétaire départemental de la CGT, a abondé : « Cette année, ils ont ouvert une mini brèche avec les boulangers et les fleuristes, mais ils ne vont pas s'arrêter là. Il faut répéter qu'aujourd'hui, ce n'est pas la Fête du travail, mais celle des travailleurs ! »

Les manifestants ont ainsi montré leur détermination à préserver ce symbole des droits acquis, face à un gouvernement perçu comme menaçant.

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