1er-Mai 2026 : les syndicats mobilisés pour le chômage et les salaires
1er-Mai 2026 : syndicats unis pour salaires et jour chômé

Un 1er-Mai sous tension : revendications salariales et défense du jour chômé

Ce vendredi 1er mai 2026, les syndicats français défilent dans toute la France pour défendre le caractère obligatoirement chômé de cette journée et exiger des augmentations de salaires face au retour de l'inflation, aggravée par la guerre au Moyen-Orient. Environ 100 000 personnes sont attendues dans les 320 manifestations prévues, selon le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez.

Le gouvernement veut assouplir les règles pour certains commerces

Le gouvernement a proposé d'autoriser les artisans boulangers et les fleuristes à faire travailler leurs salariés le 1er-Mai, mais les cinq confédérations syndicales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC et CFTC) s'y opposent fermement, craignant un élargissement futur. La secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, a insisté sur France Info : "Le 1er-Mai 2026 ne doit pas être différent du 1er-Mai 2025 ou de 2024. La règle, ce n'est pas l'ouverture."

La question du pouvoir d'achat au cœur des préoccupations

L'inflation, estimée à plus de 2%, et la hausse des prix des carburants inquiètent les syndicats. Marylise Léon propose une augmentation du Smic et des négociations dans les branches professionnelles. Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, demande une hausse de 5% du Smic et une indexation des salaires sur les prix. Elle souligne que "le problème des boulangers, ce n'est pas d'ouvrir le 1er-Mai, c'est leur facture d'énergie qui explose, c'est le prix des matières premières et du blé qui augmente considérablement."

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Un flou réglementaire persiste

En l'absence de nouvelle loi, le gouvernement mise sur le volontariat et le doublement du salaire pour les boulangers et fleuristes qui ouvrent. Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a appelé à "l'intelligence collective" et n'a pas donné d'instructions aux inspecteurs du travail. Cependant, la CGT-TEFP craint des tensions, avec des agents de contrôle susceptibles d'être agressés. L'inspectrice du travail Cécile Clamme dénonce le "pas vu, pas pris" dans les supermarchés.

Les politiques sur le terrain

Gabriel Attal, qui veut faire de la "liberté de travailler" un enjeu de la présidentielle, se rendra dans une boulangerie à Vanves. Le Premier ministre Sébastien Lecornu rencontrera des artisans en Haute-Loire, tandis que le candidat LR Bruno Retailleau sera à Cholet sur le thème du "travail gagnant".

À Montpellier, plus de 3 000 personnes ont déjà défilé ce matin, un chiffre comparable à l'an dernier. Le cortège parisien partira de la place de la République à 14 heures, en direction de Nation, avec Marylise Léon et Sophie Binet en tête.

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