Un an après leur ouverture, les Galeries Lafayette de Nîmes affichent des résultats conformes à leurs objectifs, avec 1,5 million de passages et un chiffre d'affaires estimé entre 8 et 10 millions d'euros. La directrice du complexe, Carole Ritter, a annoncé que « le défi a été relevé malgré un contexte économique difficile ».
Un premier anniversaire célébré en grande pompe
Pour marquer cette première année, la société a privatisé la rue Auguste vendredi 2 octobre, afin d'organiser un défilé de mode en début de soirée, face à la Maison Carrée. Les Galeries Lafayette de Nîmes, ouvertes le 2 octobre 2025, soufflent ainsi leur première bougie ce week-end, une célébration destinée à souligner la réussite de leur installation dans la capitale du Gard.
Après des mois de travaux compliqués au premier étage de la Coupole, les Galeries semblent avoir endossé leur rôle de porte d'entrée du complexe commercial depuis la rue Général-Perrier. « On a enregistré environ 1,5 million de passages en un an », indique Carole Ritter, qui a porté le projet avant de devenir directrice du complexe. Elle précise que « chaque passage ne se solde pas systématiquement par un acte d'achat », mais que « le chiffre d'affaires qu'on s'était fixé » a été atteint, oscillant entre 8 et 10 millions d'euros.
Un contexte économique difficile mais des marques inédites
Cette première année a été marquée par un contexte difficile, notamment un été extrêmement chaud et les conséquences de l'élection présidentielle sur la consommation. « Quand on est dans une année d'élection, on voit la conséquence sur la consommation, ça crée des difficultés », détaille Carole Ritter. La situation a aussi été délicate en septembre, avec une rentrée « timide », en raison de l'augmentation drastique des prix de l'énergie qui pèse sur les budgets des ménages.
Malgré cela, l'enthousiasme reste de mise. « Ici, à Nîmes, on a réussi à pallier les différents besoins tout en attirant des marques inédites. On peut ici avoir un jean à 40-50 € ou à 200 € selon son budget », poursuit la directrice. Les commerces voisins ressentent également cet effet positif. Olivier, responsable de l'enseigne Jules, témoigne : « Les Galeries sont nos concurrents, mais sur les cinq premiers mois de leur ouverture, il y a eu une belle hausse de l'attractivité. Aujourd'hui, le trafic s'est un peu stabilisé, on n'est plus sur un effet de curiosité mais, avant, la Coupole était en bout de souffle, elle revient de loin. »
Le défi de l'animation pour la Coupole
Comme d'autres boutiques, Olivier espère continuer à profiter du « syndrome Ikea » : « Les clients passent dans les Galeries comme s'ils passaient dans leur showroom, puis, pour ceux qui ont des budgets serrés, peuvent trouver ce dont ils ont besoin chez nous. » Pour ce commerçant, le défi que la Coupole doit désormais relever est celui de son attractivité : « Il faut une véritable animation qui donne envie d'aller à la Coupole, et surtout de venir se garer en ville. »