Au pied du château emblématique, la tradition est une nouvelle fois respectée. Portes, au cœur des Cévennes gardoises, retrouve ce vendredi 1er mai, jusqu'à 18 heures, ce mouvement des grands jours, quand la route du col se charge de visiteurs venus renouer avec une tradition autant qu'avec le paysage qui l'accompagne.
Un marché de printemps animé
Sur la place Antoine-Deparcieux, au pied du Vaisseau des Cévennes, la foire reprend ses droits avec ses étals de printemps, ses producteurs, ses plants, ses parfums de terroir et l'attrait d'un rendez-vous populaire qui traverse le temps. Une centaine de stands composent le décor de cette journée chômée, propice à la flânerie comme aux paniers bien remplis, avec toutefois des achats plus mesurés qu'espéré chez certains exposants.
La clientèle s'attarde particulièrement chez les horticulteurs et vendeurs de plants, avant de poursuivre vers les producteurs locaux. Pélardon des Cévennes, miel, charcuteries, artisanat du coin et d'ailleurs trouvent leur public, tandis que les primeurs tiennent leur rang, avec de grands étals chargés de fraises et d'asperges, où les cagettes passent vite des tréteaux aux bras des visiteurs.
Souvenirs et conversations
De l'ancestrale foire aux bestiaux, il ne reste aujourd'hui que le souvenir, encore bien présent dans les conversations, notamment autour des buvettes, où la foire retrouve une autre part de son âme. On s'y arrête autant pour boire un verre que pour retrouver des visages, recroiser des anciens, des voisins, des habitués revenus d'une année sur l'autre, parfois depuis si longtemps qu'ils peinent à dire quand ils ont manqué, pour la dernière fois, ce rendez-vous du 1er mai. Dans ces échanges de comptoir, entre deux tours de marché, se joue sans doute une part essentielle de cette fidélité.
En marge des étals, la journée est aussi l'occasion de lever les yeux vers le château, tristement fermé au public depuis deux ans, ou d'emprunter quelques pas de la voie Régordane, autre vestige qui donne au lieu son caractère.



