Le conservatoire d'agglomération de Draguignan, situé au Pôle culturel Chabran, entame sa rentrée 2026-2027 avec un nouveau projet d'établissement voté à l'unanimité. Parmi les principales nouveautés : le lancement du « Jardin musical » pour les enfants dès 4 ans, un cursus complet pour les adultes et des cours raccourcis pour les plus jeunes. L'établissement, qui accueille désormais plus de 700 élèves, propose une quarantaine de disciplines enseignées par 35 professeurs qualifiés répartis sur sept sites de la Dracénie.
Le Jardin musical : une nouvelle activité pour les tout-petits
Le « Jardin musical » est une activité pensée pour les enfants à partir de quatre ans, dès la moyenne section de maternelle. Accessible sur les sept sites d'enseignement de la Dracénie (Le Muy, Vidauban, Trans-en-Provence, Lorgues, Callas, Salernes et Draguignan), elle rencontre un succès immédiat : « 78 enfants inscrits, c'est énorme ! », se réjouit Jérémie Noyer, directeur du conservatoire depuis deux ans. Cette discipline repose sur la découverte sensorielle, des instruments, de l'oral, de la comptine et du chant.
« Nous avons imaginé un nouveau projet d'établissement qui a été voté à l'unanimité et qui se veut plus à l'écoute de notre public et de notre territoire », explique le directeur, qui a mené un an de « travail et de réflexion » avec son équipe.
Un cursus adultes et des cours repensés
Les adultes, jusqu'ici limités à quatre ans de pratique sans possibilité d'évolution, bénéficient dès cette année d'un véritable cursus de formation musicale avec examens. « Ils vont pouvoir progresser, c'est une belle nouveauté, une belle ouverture ! », lance Jérémie Noyer. Les cours du premier cycle sont également écourtés pour éviter de « démotiver » les enfants et mieux répondre aux contraintes des familles : « Nous avons repensé l'organisation des cours en associant ceux de la formation musicale à la pratique collective », précise le directeur, qui souligne l'importance de « résoudre l'équation entre l'exigence et la qualité de l'enseignement, et le fait de ne jamais oublier les notions de plaisir ».
La théorie n'est pas abandonnée pour autant : « Lorsqu'ils iront au collège, en cycle deux, nous pourrons théoriser les choses. À cet âge-là, la réflexion est plus distanciée, plus mathématique », ajoute-t-il.
Inclusion et projets artistiques
Deux référentes, Nathalie Pastorello et Aurore Sol (également professeure de violon), accompagnent désormais les familles pour des accueils personnalisés. « Inclure oui, mais pas n'importe comment », insiste Jérémie Noyer. Des actions concrètes sont menées : présence plus courte, soutien en petit groupe, formation des professeurs sur le handicap, partenariat avec l'IME de Salernes, ateliers inclusifs pour adultes et adolescents, et collaboration en théâtre avec l'association Autisme Dracénie via la professeure Marion Davenport.
Côté projets, l'année s'annonce riche : mini-résidence de l'ensemble Marto (deux pianistes, deux percussionnistes, une danseuse) avec un spectacle en février autour du poème symphonique Daphnis et Chloé de Maurice Ravel, master class avec des professeurs de guitare, clarinette ou harpe, et auditions en prélude de concerts. Les ensembles, de l'orchestre à cordes au chœur d'enfants, explorent tous les styles, de la musique traditionnelle au métal, avec une nouveauté : « Cette année le Big band du conservatoire va s'associer à l'orchestre à corde et deviendra un Big band symphonique », annonce le directeur.
Trois semaines thématiques rythmeront l'année : la musique de chambre en novembre (« de Mozart à AC/DC »), l'impressionnisme en danse et musique en février, et les musiques traditionnelles en avril. Des petites scènes hors les murs seront proposées dans toute la Dracénie. « C'est une programmation qui s'adresse à tous les habitants du territoire », conclut Jérémie Noyer. Des places restent disponibles en chant, variété, harpe, galoubet et au Jardin musical de Salernes.



