Dominique David, expert-comptable niçois de 57 ans, possède des centaines de canards dans son appartement à Nice. Entre figurines, œuvres d'art et objets insolites, sa collection envahit son intérieur, mêlant design et trouvailles pop. Cette passion remonte à l'enfance : « J'ai grandi avec un petit canard à la maison, je devais avoir 4 ans ou 5 ans », confie-t-il.
Une passion née dans l'enfance, un contraste assumé
Cette présence réconfortante l'a marqué à vie. Arrivé à 57 ans, Dominique David cultive le contraste entre sa vie professionnelle et personnelle. « Mon univers professionnel est très cadré, sérieux. Dans ma vie privée j'ai besoin de couleur, de légèreté », explique-t-il. Son intérieur très pop accueille des centaines de canards, une collection qui a pris de l'ampleur malgré les limites fixées au départ.
« Quand j'ai emménagé avec mon épouse, je devais uniquement choisir dix de mes plus belles pièces. Mais ça n'a pas tenu… », raconte-t-il avec humour. Force est de constater que les dix ont fait des petits, transformant son appartement en véritable royaume du palmipède.
Des pastiches à plumes et à bec
Sculptures, figurines, peluches, bouillotte, drap de lit, mugs… : ici, le canard se décline sous toutes les formes. Une compagnie joyeuse qui s'étend même autour de l'art. Sur les murs, des pastiches de grands maîtres où les palmipèdes remplacent les personnages. Dominique David possède plus de 70 œuvres du collectif allemand interDuck, soit l'intégralité du catalogue disponible des répliques encadrées.
« Je n'ai pas la place de tous les accrocher, alors je les change de temps en temps », précise-t-il. Mona Lisa, Vincent Van Gogh ou encore Sissi trouvent leur double à plumes dans cette collection éclectique.
Une ambition : exposer le collectif à Nice
Son ambition est d'organiser une exposition du collectif interDuck à Nice, comme cela s'est déjà fait à Lille. « 80.000 visiteurs s'y sont déplacés ! », souligne-t-il, espérant attirer un public similaire sur la Côte d'Azur.
Sa plus belle pièce reste un grand Daffy Duck plus vrai que nature. « J'ai craqué dessus. Il est parfait. Mais j'ai dépensé beaucoup : 1.500 euros », avoue-t-il. Quand on aime on ne compte pas ? « Je suis du genre à faire un aller-retour à Madrid pour visiter le Parque Warner Madrid. Je n'ai aucun intérêt pour les attractions, j'ai surtout voulu faire ma photo avec Daffy », ajoute-t-il.
Une passion assumée et sélective
Dominique David ne cache absolument pas sa passion. « Au bureau, j'en ai également partout. On m'en offre, évidemment. Aujourd'hui dans mes achats je suis plus sélectif malgré tout », indique-t-il. Cette sélectivité ne l'empêche pas de faire preuve d'autodérision : « Non je ne suis pas disponible pour un dîner… », clin d'œil au François Pignon de Francis Veber, féru de construction de maquettes en allumettes et lui aussi comptable. Le Dîner de cons, pièce de théâtre sortie en 1993, adaptée au cinéma en 1998, reste une référence pour ce collectionneur passionné.