Contrairement aux déclarations antérieures de l'association des éleveurs, une réunion essentielle s'est bel et bien tenue mardi 24 mars en préfecture des Pyrénées-Atlantiques, suite aux récentes attaques de loup dans la vallée de l'Ouzoum. Les autorités préfectorales ont formellement démenti les affirmations des éleveurs, assurant que cet échange a permis d'aborder des mesures concrètes, notamment la facilitation des tirs de défense à partir du 1er avril.
Une réunion confirmée malgré les dénégations
La préfecture des Pyrénées-Atlantiques a réagi vigoureusement aux allégations des éleveurs, précisant que la rencontre a bien eu lieu en présence du préfet, de la présidente de l'Association des éleveurs et transhumants des vallées béarnaises (AETVB) et de trois autres membres. Cette réunion, organisée dans l'après-midi du 24 mars, a servi de cadre pour un échange approfondi sur les attaques récentes et les nouvelles dispositions réglementaires concernant le loup.
Des évolutions significatives dès le 1er avril
Lors de cette rencontre, les participants ont discuté du nouveau statut du loup, qui entraînera des changements majeurs à compter du 1er avril. La préfecture a souligné que la vallée de l'Ouzoum pourrait être le premier territoire du département à bénéficier du nouveau dispositif de déclaration simplifiée des tirs de défense. Cette mesure vise à répondre rapidement aux préoccupations des éleveurs confrontés à la prédation lupine.
La présence du loup officiellement confirmée
Le préfet a réaffirmé la position de l'État, qui considère la présence du loup comme incompatible avec les activités pastorales dans une zone à forte densité ovine transhumante, caractéristique des Pyrénées. Les autorités ont également rectifié les informations précédentes, indiquant que les dernières attaques n'excluent pas la responsabilité du loup, contrairement à ce qui avait été initialement rapporté.
Enquêtes et indemnisation des éleveurs
Les investigations menées par l'Office français de la biodiversité ont conduit à ne pas écarter l'hypothèse du loup dans ces attaques, ce qui ouvre la voie à une indemnisation rapide des éleveurs affectés. Par ailleurs, la présence d'un loup dans le secteur a été formellement attestée grâce à des pièges photographiques, confirmant ainsi les craintes des professionnels de l'élevage.
Cette situation met en lumière les tensions persistantes entre la protection de la biodiversité et les impératifs économiques des éleveurs, dans un contexte où les attaques de prédateurs menacent directement la viabilité des exploitations agricoles.



