Attaques de prédateur à Lucgarier : sept brebis et quatre agneaux tués, un loup suspecté
Attaques de prédateur à Lucgarier : un loup suspecté

Deux attaques meurtrières frappent les troupeaux ovins de Lucgarier

La commune de Lucgarier, située dans la plaine de Nay, a été le théâtre de deux attaques de prédateur particulièrement dévastatrices les 30 et 31 mars derniers. Ces événements ont provoqué une vive émotion parmi les éleveurs locaux et relancé les interrogations sur la présence de grands carnivores dans ce secteur.

Un bilan lourd pour les éleveurs

Lundi 30 mars, un éleveur a subi une perte significative avec la mort de six brebis et de quatre agneaux, portant le total à sept brebis et quatre agneaux tués lors de cette première attaque. Le lendemain, mardi 31 mars, une autre brebis a été tuée sur la même commune, au sein d'un élevage différent. Ces prédations s'inscrivent dans une série observée précédemment dans la région, où la situation devient de plus en plus tendue.

Bernard Allègre, président du groupement pastoral de Bruges, a réagi avec fermeté : « Il va falloir faire quelque chose très vite. Onze têtes en deux jours, ça ne peut pas durer ! ». Son appel à l'action reflète l'urgence ressentie par la communauté agricole face à ces attaques répétées.

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Des témoignages qui pointent vers le loup

Plusieurs témoins affirment avoir aperçu un animal ressemblant à un loup dans le secteur. Un plombier circulant vers 15 heures le mardi 31 mars, jour de la deuxième attaque, décrit avoir vu un animal fuyant à travers les champs. « Je l'ai vu de loin, au début j'ai pensé que ça pouvait être un chevreuil. J'ai essayé de le suivre. Dire que c'était vraiment le loup, je ne sais pas, mais à la démarche, ça y ressemblait », rapporte-t-il. Il ajoute avoir observé six vautours en train de se nourrir d'une brebis morte, confirmant la violence de l'attaque.

Un autre témoin, Georges Rodrigue, se montre plus catégorique. Il affirme avoir vu un loup le vendredi 20 mars vers 21h30 dans la côte de Lagos. « J'étais en voiture avec mon épouse, et juste après un virage sec, on a vu un animal à environ 20 mètres. Un peu plus et on l'attrapait ! ». Il précise : « Il y a cinquante ans, j'étais en Allemagne, du côté de la Forêt-Noire, alors les loups je sais ce que c'est… ». Son expérience passée lui permet d'identifier avec certitude l'animal observé.

Une inquiétude grandissante pour les troupeaux

Ces attaques ont eu lieu malgré les mesures de protection mises en place par les éleveurs. La brebis tuée le 31 mars se trouvait dans un parc électrifié gardé par un chien de protection, un Patou. De même, l'attaque de la veille s'est produite dans un enclos électrifié surveillé par des chiens. Ces éléments soulignent l'audace et l'efficacité du prédateur, alimentant les craintes d'une escalade.

Georges Rodrigue exprime son inquiétude face à la progression du phénomène : « Coarraze, Arros-de-Nay, Bœil-Bezing : le loup se rapproche de Pau… ». Cette observation suggère une expansion territoriale du prédateur, ce qui pourrait menacer d'autres élevages dans la plaine de Nay et ses alentours.

Les autorités locales et les services de l'État sont désormais confrontés à la nécessité de réagir rapidement pour protéger les troupeaux et apaiser les tensions. La question de la gestion des grands carnivores, comme le loup, reste un sujet épineux, mêlant enjeux écologiques et économiques.

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