Les agriculteurs des Pyrénées-Atlantiques tirent la sonnette d'alarme auprès du préfet
Une délégation de la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) des Pyrénées-Atlantiques a été reçue jeudi 26 mars par le préfet Jean-Marie Girier à Pau. Cette rencontre visait à alerter les autorités sur la situation alarmante que traversent les exploitations agricoles en Béarn et Pays basque.
Une mobilisation nationale en toile de fond
Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une mobilisation nationale du secteur agricole. Elle précède un échange prévu lundi 30 mars entre le président national de la FDSEA, Arnaud Rousseau, et le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Les agriculteurs entendent ainsi porter leurs revendications au plus haut niveau de l'État.
Des charges en explosion et des annonces jugées ridicules
Dans un communiqué, les représentants syndicaux ont détaillé les difficultés criantes auxquelles sont confrontées les fermes. « Les exploitations font face à une explosion des charges, notamment liée à la hausse continue du coût des intrants et à l'augmentation brutale du GNR (Gazole non routier) », ont-ils souligné. Cette pression financière fragilise fortement les trésoreries, au point que certaines exploitations ne pourront pas être mises en culture en 2026.
Les modalités du Mécanisme d'ajustement carbone aux frontières (MACF) « restent floues », et les agriculteurs jugent « ridicules » les annonces récentes du ministère de l'Agriculture. Face à ce constat, ils réclament des mesures immédiates et concrètes.
Des revendications précises et urgentes
Les agriculteurs ont présenté au préfet une série de demandes claires :
- Un soutien immédiat face à la hausse des charges.
- Des clarifications rapides sur le MACF.
- L'adoption de mesures fortes dans le cadre de la loi d'urgence.
- Une plus forte protection face à la concurrence internationale.
L'urgence d'agir pour préserver la production locale
Les agriculteurs insistent sur « l'urgence d'agir pour éviter une dégradation irréversible de la production agricole locale ». Leur message est sans équivoque : « Produire, oui, subir non ». Ils sont venus dire au préfet des Pyrénées-Atlantiques qu'ils « attendent désormais des réponses rapides et concrètes de la part de l'État, afin de permettre aux exploitations de poursuivre leur activité dans des conditions viables ».
Cette rencontre souligne la profonde inquiétude d'un secteur vital pour l'économie et l'identité des territoires du Béarn et du Pays basque. Les prochains jours, avec l'entretien national prévu, seront déterminants pour savoir si ces alertes seront entendues et suivies d'actions tangibles.



