1er-Mai à Antibes : les militants défendent la fête du Travail
1er-Mai à Antibes : les militants défendent la fête du Travail

Ce vendredi 1er mai 2026, plus d'une centaine de militants se sont rassemblés place De-Gaulle à Antibes pour défendre les acquis sociaux et alerter sur une « économie de guerre mise en place par le gouvernement ». Organisé par l'Union locale CGT d'Antibes, ce rassemblement a été marqué par des chants et une colère palpable.

Un message clair contre les réformes

Pour les participants, il était hors de question de laisser une quelconque réforme rebattre les cartes de la fête du Travail. Ludovic Basly, secrétaire général de l'Union locale CGT Antibes, a souligné l'importance de se réunir cette année : « Il est encore plus important cette année de se réunir, affirme-t-il, rappelant la tentative de réforme pour élargir le travail ce jour férié : Il y a eu une attaque frontale du mouvement ouvrier par Emmanuel Macron et son gouvernement. » Selon lui, ce changement ne serait que le début d'une généralisation à d'autres secteurs : « Il est question des boulangeries et fleuristes. Mais on sait très bien qu'ensuite cela va être généralisé à très court terme comme le dimanche. »

Ne pas céder du terrain

Les manifestants étaient également animés par la volonté de ne pas céder du terrain et de rappeler l'histoire du 1er-Mai : « Ce n'est pas un jour férié comme les autres, il représente la lutte pour les 8 heures. Des gens sont morts pour cela. » Une symbolique qui pourrait refaire débat l'année prochaine, voire devenir un sujet de campagne pour la présidentielle. « Il faut qu'on soit vigilants, on surveillera », a prévenu Ludovic Basly.

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Convergence des luttes et inquiétudes géopolitiques

En cette journée de convergence des luttes, l'actualité trouble occupait les esprits. Les conflits armés et les déséquilibres géopolitiques génèrent des inquiétudes. « Le gouvernement a mis en place une économie de guerre sur les ordres de Trump au détriment d'autres budgets bien plus importants », a dénoncé le syndicaliste.

Pouvoir d'achat et précarité

Étaient également au centre des préoccupations : le pouvoir d'achat affaibli des Français, la hausse de la précarité, la politique d'austérité, la désindustrialisation de la France et la hausse du chômage. Les militants ont exprimé leur mécontentement face à ces dérives économiques et sociales.

Ce rassemblement s'inscrit dans une série de manifestations dans la région, notamment à Draguignan, Nice, Fréjus, Saint-Raphaël, Toulon et Cannes, où les revendications salariales et sociales étaient également au cœur des défilés.

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