Une bande de jeunes entrepreneurs indépendants dirigent de nombreuses salles à Paris où les succès s’enchaînent. Également auteurs, acteurs, producteurs, metteurs en scène, ils renouvellent le théâtre privé.
Un vent de jeunesse sur les Grands Boulevards
Au Théâtre de la Renaissance, vénérable scène parisienne ouverte en novembre 1838 avec Ruy Blas, le foyer bar est tout ce qu’il y a de plus typique : moulures dorées, velours rouge, tables de marbre. Mais deux éléments détonnent : une borne de jeu Arcade et un juke-box Wurlitzer. L’alliance des contraires se poursuit dans le bureau de la direction : au milieu des textes, contrats, statuettes des Molières, un coffre débordant de pistolets Nerf et un Maestro géant, personnage à longue barbe blanche sorti de la série télé Il était une fois…, récemment adaptée à la scène par Arthur Jugnot.
Des profils multiples et complémentaires
De gauche à droite : Alexis Michalik, Sébastien Azzopardi, Salomé Lelouch et Morgan Spillemaecker, au Théâtre de la Renaissance, le 8 avril. Ces jeunes entrepreneurs ne sont pas seulement directeurs de salles : ils sont aussi auteurs, acteurs, producteurs et metteurs en scène. Leur vision est bien plus communautaire qu’il y a vingt-cinq ans, comme ils le soulignent. Ils misent sur le partage des compétences et la mutualisation des ressources pour faire vivre le théâtre privé.
Un renouveau pour le théâtre privé
Leur approche mêle tradition et modernité. Les salles historiques comme le Théâtre de la Renaissance conservent leur cachet, mais s’ouvrent à de nouvelles formes de divertissement et à un public plus large. Les succès s’enchaînent, portés par une énergie créative et une gestion innovante. Ces jeunes patrons incarnent une nouvelle génération qui bouscule les codes établis tout en respectant l’héritage du théâtre privé parisien.
Cet article est réservé aux abonnés. Pour poursuivre la lecture, connectez-vous ou profitez de notre offre spéciale : 1€ le premier mois pour un accès illimité à tous nos contenus exclusifs.



