La découverte archéologique majeure a été réalisée à Beaurains-lès-Noyon, dans l'Oise, lors des travaux préparatoires du canal Seine-Nord Europe. Un diagnostic mené en 2024 a précédé le lancement des fouilles en janvier 2026, comme le rapporte Actu.fr. Pendant près de huit mois, les archéologues du bureau Eveha ont fouillé un terrain de 1 000 m², mettant au jour 546 squelettes, parfois enfouis à seulement 30 cm de profondeur.
Des inhumations entre les XIe et XIVe siècles
Les défunts ont été inhumés entre les XIe et XIVe siècles. Les tombes, réparties sur cinq niveaux, entouraient les fondations d'une petite chapelle. Malgré leur superposition, les corps étaient encore bien conservés. Ils étaient allongés sur le dos, disposés selon les rites chrétiens de l'époque : tête vers l'est et bras le long du corps ou repliés sur le thorax.
Environ 200 jeunes enfants parmi les dépouilles
Le site renfermait environ 60 nouveau-nés et 150 jeunes enfants. Les bébés décédés à la naissance ou peu après, sans avoir été baptisés, avaient été enterrés au plus près de l'édifice religieux afin de profiter de la dimension sacrée du lieu. Les chercheurs ont également observé que les squelettes les plus anciens portaient plusieurs traces de problèmes de santé.
L'hypothèse d'une maladrerie
Cette découverte nourrit l'hypothèse d'une ancienne maladrerie, avant que le site ne devienne un cimetière paroissial pour les habitants des villages voisins. L'enquête va désormais se poursuivre pendant trois ans. Le nettoyage des ossements, les études anthropologiques et les datations au carbone 14 doivent permettre de préciser l'histoire du site.



