Bernard Cels et le Cercle historique préservent la mémoire de Caychac de 1870 à 1970
Mémoire de Caychac préservée par Bernard Cels et le Cercle historique

Un siècle d'histoire de Caychac raconté par Bernard Cels et le Cercle historique blanquefortais

La destruction du château Cambon a constitué un véritable électrochoc pour Bernard Cels, âgé de 64 ans. « On a toujours vécu avec Cambon à Caychac, comme la tour Eiffel à Paris ! Ce monument emblématique détruit, c'est la mémoire de Caychac qui s'effondre… » explique-t-il avec émotion. Cet événement marquant l'a poussé à prendre la plume pour raconter l'histoire de son village natal sur une période s'étendant de 1870 à 1970.

Un témoignage familial et collectif pour préserver le patrimoine

Bernard Cels, ancien chauffeur de bus et de tramway, a publié un ouvrage à compte d'auteur intitulé « Caychac, mon village de 1870 à 1970 ». Ce livre se veut un témoignage familial profondément ancré dans ce siècle d'évolution. « J'ai passé ma scolarité au fond de la classe de Caychac, à côté du poêle » confie-t-il, soulignant son attachement viscéral aux lieux.

Il est activement soutenu dans cette démarche mémorielle par plusieurs membres du Cercle historique blanquefortais :

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  • Pascal Lechat, 66 ans, qui se souvient avoir été apprenti chez M. Boignières au château Saint Ahon
  • Sylvie Barbouteau de Saint-Quentin, 61 ans, habitant le quartier depuis cinquante-six ans
  • L'imprimeur Benoît Gaubert

Ce cercle historique travaille assidûment sur l'histoire de la commune, qu'elle soit grande ou petite, et se concentre actuellement sur les lieux-dits Linas, Neurin, Peybois et la Rivière. Bernard Cels exprime une volonté forte : « J'ai envie que les pierres de Caychac continuent de vivre et de raconter ».

L'esprit de village menacé par l'urbanisation contemporaine

Réunis au bar Le Caychac autour d'un café, les amis constatent avec nostalgie la transformation de leur environnement en une ville-dortoir traversée quotidiennement par des milliers de voitures. « Que va-t-il rester dans notre hameau ? Que reste-t-il des 24 heures de Solex, du feu de la Saint-Jean, du carnaval ? C'était très animé, tout le monde se connaissait, il régnait un esprit d'appartenance au village, la solidarité et le partage voulaient dire quelque chose » déplorent-ils collectivement.

Dans son ouvrage, Bernard Cels raconte des histoires centrées sur des personnages ayant réellement existé, notamment sa propre famille implantée dans le quartier depuis 1870. Son grand-père, Compagnon du devoir, avait été embauché pour construire la gare de Macau lors de son Tour de France, avant de créer un atelier de menuiserie toujours visible sur l'avenue de Gaulle.

Une vigilance active pour protéger les monuments restants

« Nous voulons exercer une vigilance » insiste Bernard Cels, « concernant les monuments restants dans notre quartier : le petit temple d'amour de Cambon qui se dégrade, son lac, les platanes de l'avenue qui attendent désespérément un élagage… ». Cette préoccupation patrimoniale traduit un engagement profond pour la préservation de l'identité locale face aux mutations urbaines.

Le livre « Caychac, mon village de 1870 à 1970 » représente ainsi bien plus qu'un simple récit historique. Il constitue un acte de résistance mémorielle, un hommage à un esprit villageois en péril, et un appel à la préservation du patrimoine architectural et humain qui façonne l'âme des lieux.

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