Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a procédé à la mise en lumière de l'abbatiale Sainte-Croix ce lundi 11 mai, préambule de l'illumination d'autres monuments de la ville. La place de la Bourse et le pont Chaban-Delmas devront encore attendre.
Un moment symbolique
« Et la lumière fut ! » entendait-on dans la petite assemblée réunie ce lundi 11 mai au soir devant l'abbatiale Sainte-Croix, place Pierre-Renaudel à Bordeaux. À 21 h 59 précises, Thomas Cazenave, maire de la ville élu il y a un peu plus d'un mois, appuyait sur un téléphone pour rallumer l'éclairage de la façade de l'église Sainte-Croix. Quelques minutes plus tard, la façade du portail du Noviciat, puis à plusieurs centaines de mètres, la porte de la Monnaie, s'illuminaient également.
« Ça nous apporte beaucoup de joie », glissait le père Benoit, curé de la paroisse Saint-Jean Apôtre, avant l'éclairage de l'église. « On ne rallume pas la lumière, on illumine les bâtiments, réagissait de son côté Thomas Cazenave. Nous avons un patrimoine exceptionnel à Bordeaux et nous devons le mettre en avant, pour les touristes mais aussi pour les Bordelaises et les Bordelais. »
Un coût « extrêmement faible »
Après avoir rallumé la lumière dans toutes les rues de la ville, comme promis, le 16 avril dernier, la municipalité s'attaque désormais à l'illumination du patrimoine. Une dizaine d'autres monuments devraient retrouver la lumière dans les semaines à venir, dont la basilique Saint-Seurin, la bourse Maritime ou la fontaine Nansouty. Le tout pour un coût « extrêmement faible, de l'ordre de quelques milliers d'euros », précise-t-on du côté de la mairie.
La question de la place de la Bourse est également sur la table. « C'est un chantier sur lequel je souhaite avancer, mais ça doit se faire avec les Douanes et la Chambre de commerce et d'industrie, déclarait le maire de Bordeaux ce lundi soir. On travaille dessus, tout est HS, le système n'existe plus. C'est un projet d'investissement en tant que tel. Je veux pouvoir mettre en lumière la place de la Bourse, c'est quand même le joyau de Bordeaux », assurait-il, sans toutefois donner de montant ni de dates pour des avancées concrètes.
Quant au pont Chaban-Delmas, lui aussi éteint, Thomas Cazenave était encore plus évasif. « On y travaille », a simplement informé l'édile, sans pour autant confirmer que la lumière reviendra à l'avenir.



